‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 210 sur 380 · LIVRE IV. — CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV. — CHAPITRE IV

m déroute y dans un lieu nommé Mamma y et rois mille de ces barbares étaient restés sur le hamp de bataille.

A la nouvelle de ce double désastre et de Tarivée de Teippereur Louis à Gapoue^ les Maures^ [lii serrent de près Salerne j demandent à lever e siège ; mais Abimelech, se flattant de se rentre maître^ d'un moment à l'autre, de cette place éduite aux abois, veut temporiser ; on se mutine laDs le camp des infidèles. On envahit la tente r Abimelech ... Ses propres soldats le saisissent, e chargent de chaînes et le jettent dans une arque qu'ils abandonnent aux flots de la mer. jette meute indisciplinée remonte ensuite sur les navires, laissant devant Salerne tous les équipages de siège et une immense quantité de Ué que les assiégés, dans la crainte que cette fiiite ne soit une feinte , ont la stupidité de livrer aux flammes. Les barbares, en côtoyant ts Calabres , pillent ces malheureuses provîn- 0â dont ils complètent la ruine (1).

Crehemperto et Léon d'Ostie racontent que , & tant embarqués de nouveau pour la Sicile ou Vfrique, les Maures furent assaillis par uno

\i\ Anonym. Sallrnu. — Uiiratori, Ann. tilt., ami.

tempête furieuse qui submergea leurs vaisseaui, et que tous périrent dans ce grand naufrage.

D'autres fléaux désolèrent l'Italie au moment où, grâce à l'intervention de Louis II, allait se cicatriser, du moins pour un temps, sa large plaie musulmane.

D'après l'historien Andréa, ce fut dsuis k courant de cette même année que Les pays de Yicence, de Brescia, de Crémone, de Lodi et tout le Milanais , ftirent envahis par une innombrable quantité de sauterelles (1) qui dévastèrent les campagnes et dévorèrent les semences. D'autres auteurs contemporains disent que le reste de l'Italie , la France et la Germanie ne furent pas exemptes de cette calamité. Les annales de Fulde donnent de ces insectes la description suivante : « Ils avaient quatre ailes el » six jambes , l'intestin grand , la bouche large » avec deux dents plus dures que la pierre; il& » venaient du Levant et se dirigeaient vers le » Couchant. Ces sauterelles avaient la longueur » et l'épaisseur du pouce de la main de l'homme -

(1) Lu phénomène à peu près semblable vient de se faii*^ rcman|uer en Italie. Un violent vent du sud, qui a soufflé di» « 1 5 au 20 juillet 18/!il^ a porté une grande quantité de sii^^ terelles dans les campagnes de Rome, dans Rome même. ^ l 'loreuce , et dans toute la Toscani*.

Page 1