CHAPITRE PREMIER
"e nouTelle t'ouTrc pour la Lombardie. — Commencement I laite reprise mille ans après par Napoléon* — Carloman en c. — Jean VIII paie un tribut aux Sarrasins. — U ^e rend rance. — Louis-le-Bdgue refuse la contonne impériale et i de Lombardie. — Jean YIIl et les é^éques de Germanie et ilie. — Boson échoue dans ses projets ambitieux. — Jean Vlll ! simultanément la couronne impériale à plusieurs souvcs. — On dédaigne ses offres. — Conflit entre le pape et l*aréque de Milan. — Charles de Suabe se rend à PaTie. — Aniit>, malgré Jean \Iil, le proclame roi de Lombardie.
- De 871 à 879. —
î court et déplorable règne de Charles-leive en Italie avait fait perdre tout le fruit I sage et longue administration de Louis II. ne ère nouvelle va s'ouvrir; ère d'anarchie, [X>nfusion, de troubles toujours croissans ' la Lombardie. Nous avons touché Tépoque )s princes de Germanie commencent à faire ner à leur profit les fautes commises dans la nsule sous la domination française, et où
de son cùté la Lombardie, dégoùlée de la maison de France sous ce malheureux règne , jette pour la première fois ses regards sur la maison d'Allemagne.
Ici est le commencement de cette longue lutte dont 9 depuis mille ans^ la haute Italie a été trop souvent la cause et le théâtre : lutte glorieusement reprise à la fin du siècle dernier par le grand capitaine , qui , transformant son épée victorieuse en sceptre impérial, s'est cru, conmie se sont crus tant d'autres avant et après loi , fondateur d'une dynastie nouvelle.
Les premières années du xix*" siècle y comme les premières années du ix*, ont vu un monarque français ceindre la couronne italienne :
Dio me la dà , guai a chi la tocca ! a dit, il y a trente-six ans (1), Napoléon en prenant sur l'autel du Dôme (2) de Milan , la cou-
(1) Le 26 mai 1805.
(2) Voici Torigine que Giulini donne à ce nooi que portent depuis des siècles l'église métropolitaine de cette grande cité, et plusieurs autres églises de diverses viHcs d'Italie.
L'église de San-Michele , à Milan, se trouvant près df l'archevêché, que l'on appelait domus sancti Ambrm, était, dans les temps les plus reculés, désignée sous le doid de San-Michele SUR DOMO. Notre historien milanais établit que, dans le ix* siècle, un palais archi-épiscopal existai^ derrière l'église métropolitaine qui, à l'exemple de î'églisf San-Michele , prit plus tard, par suite de c^tte proxmiitéi