LIVRE !"• — CHAPITRE II
Louis III et Carloman y ses deux fils j nés d'Ansgarde^ sa première femme^ qu'il avait répudiée.
Boson y beau-père du jeune Carloman y aida les deux frères à monter sur le trône y espérant que y pour prix de ce service y les deux nouveaux monarques ne porteraient ou n'oseraient élever aucun obstacle à son ardent désir de devenir roi. Ce fut alors qu'il fît établir en sa faveur, par le concile de Mantes y le royaume à' Arles , qui comprenait la Provence, le Dauphiné , le Lyonnaisy la Savoie, la Franche-Comté et une grande partie de la Bourgogne.
Ce duc ambitieux s'était fait la part du lion. Les deux frères, mécontens de cette usurpation audacieuse, s'arment contre lui et appellent à leur aide Charles-le-Gros (1) qui , en ce moment, se trouvait en Lombardie et venait de s'en faire proclamer roi par Ânsperto. Charles, craignant les secrètes menées de l'impératrice Angilberge pendant son absence, commence par la faire enlever de son couvent de Sainte" Julie y à Brescia , et l'exile en Allemagne ; puis il passe les Alpes et se porte avec une armée nombreuse sur le théâtre de la guerre (2) . Ses troupes , réunies à celles de Louis III et de Carloman , mettent en
(1) Cliarles dcSuabc, appelé d'abord en Italie CarleUo.
(2) GiULiNi.
déroute Tarmée de Tusurpaleur dans plusieui^ combats.
Boson est sauvé d'une ruine complète par une diversion de Garloman de Bavière, dont Tambitîon, se réveillant un moment sur le bord de b tombe y vient injustement revendiquer une partie de rhéritage de Louis-le-Bègue,
Peu de temps après le roi de Bavière meurt. A l'annonce de cet événement, Charles-le-6ros, déjà mattre de la Lombardie , juge le moment opportun pour conquérir la couronne impériale que ne pourront lui disputer ni les deux enfiuis qui occupent le trène de France, ni Boson qu'ont affiiibli ses récentes défaites. Il repasse les Alpes avec son armée et se dirige en tonte hâte sur Rome. . . Ce monarque ne pouvait y arriver dans des conjonctures plus favorables à son ambition.
Les Napolitains n'avaient obtenu la paix, ou plutôt une trêve avec les Sarrasins , qu'à condition qu'ils se réuniraient à ces envahisseurs ponr se porter contre Rome. Guaiferio, duc deSalerne, était entré dans cette ligue : Jean VHl que l'Orient et l'Occident abandonnaient , se souvint un moment de l'énergique résointion de Léon IV, et osa affronter le péril des combal*» à la tète de quelques Iroupes (jue lui avail