‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 235 sur 380 · LIVRE I*'. — CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE I*'. — CHAPITRE II

dans une de ces audacieuses additions y on va jusqu'à félicitet Tempereur d'avoir fait violence à la modestie de Photius en le rétablissant même avant le consentement de Rome.

Les légats , soit qu'ils fussent corrompus par les prés^s du nouveau patriarche , soit que la crainte les rettlity ou que leur conduite leur fût tracée d'avance par Jean VIII , ne firent aucune observation contre ces altérations étranges. Le concile oecuménique y qui avait solennellement anathématisé et déposé Photius y fut cassé par les mômes évéques qui avaient prononcé cette déposition y et les délégués du pape s'écrièrent en plein concile : Si quelqu^n ne reconnaît pas Photius , que son partage soit avec Judùs ! et le concile répondit par acclamations : Longues années au patriarche Photius et au patriarche Jean! Ainsi ^ jusque dans ce cri de ralliement et de fusion , Photius fut nommé avant le pape^ et Jean VIII ne reçut pas d autre titre que celui de patriarche , à l'égal du hardi sectaire.

L'orgueil du schismatique était las de s'être &it un instant violence; dès ce jour il affecta dans ses rapports avec le souverain pontife de Rome la phis parfaite égalité ; bientôt après il invoqua de nouveau la suprématie de l'église de Censtaniinople. Quant aux promesses relatives aux

Bulgares y les légats, qui voulurent les rappeler, furent payés de belles paroles : la Bulgarie continua à demeurer sous la juridiction deB Grecs.

Restait une dernière déception pour compléter toutes celles que s'était préparées Jlean TIII par Finconséquence de ses démarches. Une floUê grecque stationnait en vue de l'Italie. Le pape , assailli de nouveau par les Sarrasins, invoque soi assistance ; mais la flotte , sous prétexte que les infidèles menacent aussi les côtes de Tempire, disparaît et reprend la direction du Bosphore. Jean VIII connut enfin parlui-même ce qu'on devait attendre des promesses des Grecs; il enfîit pour la honte de ses actes et de ses déceptioi».

On s'explique par le récit de tous ces faite, les marques d'inconsidération que ce pontife dut rencontrer à chaque pas dans une voie constamment tracée par l'irréflexion et l'inconséquence. Les monarques, les peuples, le clergé, semblèrent s'entendre pour humilier cet homme qui cependant occupait le siège de saint Pierre: mais qui , travaillé par la même ambition que ses prédécesseurs, n'en avait ni la dignité, ni fa patience , ni le génie.

Sur ces entrefaites , Louis-le>Bègue , roi de Francis (1), mourut, laissant pour hérili<»r>

M) Année 879.

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