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miscer dorénavant dans Télection des papes ; et l'autre qui , laissant pressentir la mort prochaine de Charles-le-Gros sans descendance masculine, ivait pour but de déclarer les grands vassaux d'Italie aptes à prendre les rênes du royaume lombard et même de l'empire* Muratori exprime les doutes sur l'existence de ces deux actes.
Voyant les nombreux embarras suscités à Charles-le-Gros 9 Guy, qui un moment s'était fait l'ennemi des papes et Tallié des infidèles y leùi que le temps n'est pas loin où le concours le Rome pourra devenir utile à son amlntion secrète* Son attitude j d'hostile qu'elle avait été, levient obséquieuse et soumise à Fégard d'A- Irien, dont il gagne la bienveillance au point que le souverain pontife l'appelle son fiU d'adoptùm (1). Adrien avait en ce moment besoin de secours contre les Sarrasins qui infestaient les bords du Garigliano; il demande l'assistance du duc de Spoletti. Guy prend les armes, atta- ({ue leurs retranchemens qu'il enlève; il pille leur camp et passe au fil de l'épée tout ce qui n'a pu trouver un refuge dans les montagnes ; de là , le vainqueur marche sur Gapoue qui se soumet à ses armes.
(1) Voir la lettre de Foulques, archevêque de Rheinus, à AiHen IIL (Frodgard, Uw. Remens., lib. iv, c. i. )
Anastase, ce frère barbare que nous avons vu joindre par un crime le titre de duc de Naples au titre d'évéque ; Anastase, qu'un traité lie aux Sarrasins , envoie ravager les environs de cette place dès qu'il reçoit l'avis que le duc de Spoletti s'en est éloigné. Guy revient sur ses pas ^ son approche suffit pour délivrer les Capouans de ces bandes dévastatrices y dignes alliées des Maures.
Mais les actions de Guy ne sont pas toutes aussi méritoires. Eremperto raconte qu' Aioh, duc de Bénévent/s'étant rendu à Capoue pour conférer avec le duc vainqueur sur quelques difficultés qui avaient refroidi leurs relations, ce dernier eut la perfidie de le retenir prisonnier; que Guy parut ensuite sous les murs de Bénévent, en compagnie d'Aïon qu'il forçait de se montrera ses côtés ; que les Bénéventîns, voyaot ces deux princes ensemble et les croyant eo Ijonne intelligence, se hâtèrent d'ouvrir leurs portes, et que les troupes de Guy, à l'aide de ce stratagème, s'emparèrent de la place sans coup férir. Pendant cette prise de possession, ajoute Eremperto, le duc de Spoletti , ayant toujourtf Aïou à ses côtés, courait employer auprès des habituas de Sipunto, la ruse qui lui avait Uvré la capitale; mais Gu} u est i»as plutôt mal-
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tre de cette autre place, que les habîtans de Sipunto découvrent sa perfidie; le tocsin ap^ pelle aussitôt aux armes toute la population ; Guy, réfugié dans une église , n'échappe à la mort qu'en remettant le prince Âion aux mains de cette population fidèle , en promettant l'on-* bii de Toutrage qu'il reçoit et en prenant l'engagement, par serment solennel, de n'en jamais tirer vengeance (1).
Guy, heureux de se tirer de ce mauvais pas à si bon compte, reprit en toute hâte le chemin de son duché* Si sa gloire eut un peu à souffrir de cette triste mésaventure, son orgueil sut trouver un dédommagement dans l'étrangeté de l'épisode qu'il venait d'ajouter à une vie sur laquelle il voulait à tout prix jeter de l'éclat* •
Bérenger, duc de Frioul, n'apportait dans ses desseins , ni moins d'ambition , ni moins d'audace, ni moins de persévérance pour en assurer le succès. Fils du duc Eberhard ou Eirard^ et de Ghisia ou Giselle , fille de Louis-le-Débonnaire, il sentait son ambition et son énergie s'accroître de toutes les lâchetés des autres descendans de Charlemagne. Soumis à l'empereur quand il s'était agi d'abaisser un rival et de s'en-
(1) Erkmpert., Hist., cap. i.viii. — Muratori, /4wii«'/. rf7f.,T. v,p. 157.
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""«mpereur en lui persuadanl , à
'ection avait été canonique
était régulière puisqu'elle
l'archevêque de Milan,
. apaisé par le r^p-
''Ire dans ce con-
"'gnité d'évêque
'ilierderem'
.ait toujours gran-
, aissance. L'envie, cette
.o de tous les rangs el de toutes
(^ ~ — «»s humaines, l'envie grandit avec la
■*'*^^^^^^- favori el multiplia contre lui les
0\, C^. ^^ inculpations.
f nV» ^-"sa, eotr'autres griefs, de contrain- IC* » ^ ^ =^ illustres familles d'Italie et d'Allegrfv®' . ^lonner leurs fiilcs en mariage à ses ^\** - *'^l il cherchait vainement à voiler l» " =e '^ ^^*ï»e par l'éilat de sa faveur. Le rapt et r^^^o*' '*i lui faisaient . disait-oTi , justice des
^ O** ^^^^nte qu'une fille d'Vnroco, prédéces-
»»»*" ^*'ère de Bérenger, duc de Frioul, ayant
'^tè y r** \es ordres de ce minisire dictaleur, en-
\eS^^ ■ force du couvent de Sainte-Jtttie de Bres-
t»»' P**Ur devenir l'épouse d'un ueveu de I..uit-
110 Deuxième: époque.
richir des dépouilles du duc de Spoletti , il dc tarda pas à braver l'empereur lui-même et à Tatlaquer dans la personne de son minisire fovori, quand le prétexte de venger une injure vint donner un libre cours à son impatience d'un joug que chaque jour lui rendait plus pesant.
Voici y d'après les annales de Fulde , ce qui donna lieu à cette première explosion.
Luitward , que Charles-le-Gros avait élevé des derniers rangs à l'évéché de Vercelli y et à la dignité de ministre archi-chancelier, s'était asservi son maître y au point d'être plus puissant que lui dans l'empire. C'était Luitvi^rd que l'empereur avait chargé ^ dans le temps , d'engager Adrien III à se rendre à une grande dièle convoquée à Worms , dans le dessein y dit-on , de faire reconnaître Bernard , son fils naturel , pour son héritier. La mort d'Adrien empêcha seule ce voyage, auquel la persuasive éloquence de Luitw^ard avait déterminé le pontife romain.
Etienne \y successeur d'Adrien , ayant été consacré avant d'avoir obtenu le consentement de l'empereur, Charles s'était irrité de cet oubli de sa prérogative , et ce fut encore Luitu'ard qu'il envoya av(»c quelques autres évêques à Rome, pour déposer Etienne. Luitward calou