‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 249 sur 380 · LIVRE I". — chapitre: m · texte numérisé non relu

LIVRE I". — chapitre: m

ère liouvelle, et conséquemmen t de notre seconde époque , a dû être la venue de Garloman en Italie , et la prise de possession du tr6ne lombard par- ce prince germain. Le rapide passage d'un roi de France sur ce tr6ne y ne nous paraît plus qu'un des incidens épisodiques, qu'une des nmnbreuses péripéties de ce drame nouveau ^ où s'opère en Italie la laborieuse transformation de la domination française en domination germanique.

D'ailleurs Charles-le-Ghauve ne s'était empdré de la couronne de France qu'au détriment de la branche française des carlovingiens , rq[>résentée par son neveu, par celui qui va bientôt paraître dans l'histoire sous le nom de Ckarles-le-Simple. Charles-le-Gros régnait en Suabe; il était monarque germain quand il vint dans la Péninsule se faire proclamer roi de Lombardie. Ce règne appartient donc à la seconde époque, aussi bien que l'apparition sur la scène de tous ces princes italiens, français, germains, bcmrguignons , qui , presque tous du sang de Charlemagne, vont se disputer, sous l'influence, sinon toujours immédiate, au moins indirecte de la Germanie, l'empire et le royaume des Lombards.... De ces incidens nouveaux, de ces phases sanglantes et quelquefois glorieuses.

Gros, aspirer au titre de rot de France, espérant réduire , par la suite y tous ses rivaux à rhimble rang de ses feudataires. Et tandis que l'orgueilleux Eudes se faisait proclamer (888) roi par rassemblée de Gompiègne j el sacrer par Gauthier, archevêque de Sens, le troisième fils de Louis-ie-Bègue, le jeune Charles , était eRcore exclu du tr6ne , sous les vains et injustes prétextes qui déjà avaient fait échouer ses dreiis contre la fortune de Charles-le-Gros*

Tous ces princes français^ on le conçoit, n'avaient pas ainsi morcelé ce beau royaume pour livrer les dépouilles de leur roi, de leur maître, du jeune Charles de France enfin , à un monarque étranger, à Arnolphe, bâtard de CarlomaB de Germanie. Mais à défaut de l'autorité directe, Arnolphe obtint de cette France mutilée, fractionnée, ce qu'il n*eùt jamais osé lui demander et en attendre si elle était restée compacte et dans toute la force de son unité sou^ un seul et même souverain. Bien que la France n'eût pas été représentée à Tribur, les rois secondaires dont elle était parsemée, trop divisés entre eux , peu confians d'ailleurs dans leur propre puissance et dans leur force isolée, souscrivirent aux décisions de cette diète, et tousse hâtèrent de rendre hommage à Arnolphe en si

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