‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 250 sur 380 · LIVRE r'. — CHAPITRE · texte numérisé non relu

LIVRE r'. — CHAPITRE

qualité d'empereur. Le nouveau roi de France dut se résoudre à subir la loi commune. « Eudes, 1» qui n'a pas réuni les suffrages de toute la na- » tion, » dit le président Hénault (1), « est cité à T» WoRMS par l'empereur Arnolphe, qui est con- 9 tent de sa soumission et le laisse libre posses- B seur de son royaume. »

Les Italiens y comme nous l'avons vu , n'avaient pas phis que les Français assisté à la diète de Tribur ; le choix d' Arnolphe comme empereur, était peu de leur goût ; mais ils ne songèrent pas j dans les premiers temps, à lui contester cette dignité ; seulement , comme en France, on ne voulut pas reconnaître l'autorité directe qu'Amolphe affectait de s'arroger sur tous les royaumes qui avaient fait partie de l'empire d'Occident ; ce prince réclamait le droit de royauté sur la Lombardie,' comme une des conséquences de son élévation à l'empire : on repoussa cette prétention... Carloman et Charlesle-Gros, comme rois de Lombardie, avaient paralysé dès le principe l'essor qu'eût pu prendre en Italie la domination germanique ; avant de s'établir sur les débris de la puissance des Français, celte domination directe devait passer par

(l) Hist. chron., T. r\ 2' race, arl. Eudes, A un. 888.

ronne de fer des mains d' Anselnio, archevêque de Milan y aux acclamations d'un grand nombre

cette occasion et au sujet d'une autre assertion dod moins erronée de ces historiens , nous a para assez corieox po«r mériter d*être traduit et transcrit fidèlement

« Un historien contemporain de Bérenger et qui a écrit •le panégyrique de ce prince, dit poâtivemeiitqiiilfiitcoo- » ronné à Pavie ; d'autres mémoires on ne peut plos dignes » de foi , établissent que les rois , successeurs de Bérenger, » furent également couronnés dans cette ci^itale.

» La faveur dont jouirent les habitans de Monza auprès » de Bérenger , peut avoir porté M&rigio à croire que ce » couronnement eut lieu danscette dernière ville; maiscel » écrivain n*est pas excusable quand il afiBrme que Charfe- » magne ordonna que les empereurs prendraient tnns coo- » ronnes :

» Une d'argent à âquisgrana;

» Une DE FER à MONZA, pour les royaumes de Saxe, de » Normandie et d'Italie;

» Et une D*OR à ROHE, pour Fempire du monde.

» Fiammay ajoute Giulini , est encore moins excusable M quand il prétend que Maximien Auguste vidxX le premier » institué cette couronne de fer dont on devait cendre k

chapelle qui rcuferme le précieux dépôt, en récitant k haute foii des prières auxquelles le pieux cortège fournit les répons.

Dn magnifique tabernacle, placé au haut de Tautel (Tiuie é» chapelles latérales, renferme ime riche croix de deux mètres de hauteur enyiron , où se trouve scellée sous Terre la coaronoe de (ir.

Le prêtre monte sur Tautel et en descend avec la croix qu'il lient avec le même recueillement que s'il avait en main le calice et l'cuchaHstie.

Cette couronne est un bandeau d'or incrusté de pierres précieuse», dont la partie intérieure est comme adhérente k on ceindr plat en fer que les hommes d'Eglise nous dirent, 4 Monta, être on des clous de la croix du Sauveur, que sainte Hélène, mère de Cobv (autin-lC'Grand aurait envoyé à saint Ambroise.

La couronne , telle qu'elle est aujourd'hui , avec ces joyaux H ce cercU en fer^ d'où elle a pris son nom, fut, nous dit-on aosA. i*estaurée et mise en l'état ou on la voit de nos jours, par les ordre? de Bérenger. Cela est possible, probable et peut se croire.

Quanl au don de sainte Hélène à saint Ambroise, une dilBcalt^ >e présente et controverse gravement l'as^rtion du docte mcH:^ tain.... C'est que la mère de Coustantin était morte avant la ost» >aucc du saint arciicvéque de Milan.

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