‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 252 sur 380 · LIVRE I". — CHANTRi; III · texte numérisé non relu

LIVRE I". — CHANTRi; III

lie à qui cet acte de vassalité fut souvent opposé ooamie précédent impérieux par des rois germains qui n'avaient pas même revêtu la pourpre impériale.

Le duc de Spoletti y déçu de ses espérances et apprenant que Bérenger a quitté ses nouveaux Etats pour aller se faire octroyer derechef à Trêves sa royauté subalterne y se hâte de repasser en Italie avec une troupe de partisans ramassés en France ; son duché s'arme pour lui avec enthousiasme , et la Toscane elle-même , dont le duc Adalbert II reconnaît les lois de Bérenger, se laisse gagner à la cause de Guy.

Cependant les amis de Bérenger ne restent pas inactifs à la vue de ces trames lK)stiles contre lenr maître ; des émissaires sont envoyés par eux ea toute hâte à la cour de Trêves ; le roi de Lombardie quitte aussitôt Arnolphe : il trouve^ aux frontières de ses nouveaux États , des troupes rassemblées par le dévouement de ses fidèles , et marche au devant de Guy qui croyait le surprendre. La rencontre des deux armées a lieu dans les environs de Brescia {i); une lutte sanglante mais non décisive s'engage sous les murs de cette ville; la victoire, long-temps incer-

• (1) MI7RAT0RI. — GiruM, aiii). 888.

laine, semble pencher vers les drapeaux de Bérenger, quand la nuit viait mettre fin au combat. Ce prince reste maître du cbamp de bataille; mais cette gloire est trop chèrement achetée pour qu'il tente d'y ajouter immédiatement par df nouveaux triomphes.

Le lendemain Guy le fait prier par ses parlementaires de lui laisser rendre les devoirs de h sépulture à ses morts, dont le nombre s'élève i plusieurs milliers (1). Cette faveur lui est aceor* dée : une trêve de quelques mois est signée par les deux rivaux qui , l'un et l'autre , ont un égal besoin de combler les vides que cette lutte meortrière a laissés dans les rangs de leur armée. Les guerres civiles n'ont pas de longues trêves. Quand les fils d'une même patrie s'arment les uns contre les autres, la lutte prend un caractère d'acharnement et de violence presqu'inconnu aux guerres ordinaires. Dans la plupart des collisions de peuple à peuple, la voix calme du devoir vous appelle sous les drapeaux du pays contre l'étranger; on s'arme pour la défense des intérêts généraux et de cette abstraction si diversement comprise que l'on appelle honneur

(1) Pam-cyristk, mwnyme.—MvnATom, T. v, p. tW f»t siiiv.

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