‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 27 sur 380 · LIVRE r". CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE r". CHAPITRE IV

Conunent la Lombardie n'aurait-elle pas donné des lannes à la perte de ce noble prince qui ^ si jeune 9 mena à heureuse fin des travaux qui eussent honoré et rempli toute une longue vie de monarque? Que de glorieux faits d'armes ont marqué ce règne ! L'italie dut à Pépin la retraite des Huns, battus dans cent combats, et les premiers échecs éprouvés par les Sarrasins en vue de ses côtes. Si la longue querelle avec Grimoald oe fut pas une constante occasion de triomphes pour le jeune roi , elle lui servit du moins à déployer toutes les ressources d'une énergique persévérance j et à conquérir l'estime et l'affection de ses troupes en partageant leurs fatigues , leurs privations et leurs périls* La résistance de Grimoald ne nuisit pas plus à sa gloire que la longue lutte soutenue par Waifre ne ternit la gloire de Pepin-le-Bref é

Remarquons seulement , au sujet de cette double guerre de Bénévent et d'Aquitaine , quel héroïque parti des âmes aussi fortement trempées que celles de Waifre et de Grimoald , savent tirer d une cause que d'autres auraient compromise

M8 restes pour les ensevelir à Vérone dans Téglise de San- ZenoDe, donnerait à penser qu'il Q*y avait pas, dans la pre> mière de ces villes, de quoi lui faire des funérailles avec la pompe qui convenait à la dignité royale.

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et perdue dès le premier choc d'un ennemi puissant.

Au moment où Pépin achevait son œuvre , et où une dernière expédition couronnée de succès lui assurait la possession paisible ^ mais chèrement achetée d'un beau royaume y au moment où toutes les préventions nationales des vieux Lombards eux-mêmes tombaient devant Téclat si pur de sa double gloire comme législateur et comme guerrier, et où il allait enfin recueillir le fruit de tant de travaux , la mort vint le frapper.

La consternation ne fut pas moins grande à la cour des Francs qu'en Lombardie à cette triste nouvelle.

Gharlemagne, qui perdait un fils y juste sujet d'orgueil, et en qui il fondait ses plus chères espérances y en ressentit une profonde douleur ; il fit venir auprès de lui et accueillit, avec les marques d'une tendre et vive affection, les trois filles et un fils de Pépin, tous les quatre encore en bas âge (1).

Le monarque ne pourvut que trois ans après à la vacance du trône en Lombardie.

Certains historiens attribuent ce retard à la

(1) Ces enfans n'étaient |)as h'^gitimes. — GiixiM, T. v\ Stot-ia iii MUano. — Anouetil, Hist. de France, T. i", 2* Itac, § r^ ann. 810.

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