‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 298 sur 380 · LIVRE 11. — CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE 11. — CHAPITRE IV

cendans germaniques de Charlemagne ^ les Austrasiens avaienl offert la couronne au vieux Othon, duc de Saxe, s'inquiéiant peu des droils, comme prince carlovingien, de Charles-le-Simpie, roi de la France occidentale. Charles était trop décrédité pour que les Germains, qu'on appelait les Français orientaux, voulussent se soumettre à sa puissance. Le duc de Saxe , s'excusant sur son grand âge , désigna Conrad > duc de Franconie , lûen que son ennemi personnel , comme le plus digne d'occuper le trône«

Conrad , dans un règne de cinq ans , justifia le choix dont on l'avait honoré ; répondant avant de mourir au noble procédé d'Othon , ce prince engagea les seigneurs du royaume à lui donner pour successeur, ffenrt, fils de ce généreux duc de Saxe , à qui lui-même il était redevable de la couronne.

Henri , proclamé roi de Germanie dès l'année 919 , occupait ce trône lors de la mort de Bérenger. La Lombardie eût été, dans ces temps de troubles , une facile conquête pour ce prince; la couronne impériale elle-même n'eût pu lui échapper s'il eût daigné tendre la main pour la saisir. Nous verrons bientôt en quelles circonstances elle lui fut offerte. Mais Henri ne voulait ni Tune ni l'autre de ces couronnes , à tra-

MO DICDXIÈIIC ÉPOQUE.

vers lesquelles son cbL^yérience enlrevoyail trop de vicissitudes.

De son côté j Constantinople était livrée an fils de Léon^ à ce Constantin Porph^rogénèu qui dotait l'Orient de cinq mattred à la fois en associant à l'empiihe Aomatii Léeapène et les trois fils de ce grand amiral. Léon , par c^te imprudence y avait semë des germes de troubles et de divisions trop irritans pour que la cour da Bosphore pût s'occuper d'autre chose que de ses propres misères et de ses intrigues intérieures. Nous venons de voir cette cour essayer ses forces contre Bénévent y et faire preuve d'impuissance dans cette entreprise que couronnèrent une défaite honteuse et la mort d'Orsileo, généralissime des troupes grecques.

Quant à Gharles-le-iSimple ^ son titre de descendant direct de Gharlemagne eût pu le rendre le plus redoutable prétendant à l'empire d'Occident et à la couronne de Lcmibardie ; mais , nous le répétons, l'étroite pensée de Charles était trop absorbée par les embarras qiie lui sascitaient les Normands et l'ambition toufours inassouvie de ses grands feudataires y la plupart devenus rois 7 pour que ce prince pût Jeter an regard intéressé sur ce qui se passait près du Tibre el du Tesin.

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