‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 319 sur 380 · LIVRE m. — cnApiTRfi · texte numérisé non relu

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locié par son père à la royauté j mais non pas lux infamies qui souillent ce trisle règne. Lothaire était digne d'Adélaïde ; une mort prématurée le punira d'avoir cédé à l'élan d'une noble générosité : la fille de Rodolphe^ devenue veuve, persécutée par le meurtrier de son mari j désolée et long-temps fugitive , finira , épouse vertueuse, par partager la couche du plus grand homme de son siècle et deviendra l'ornement iu plus beau trône de l'univers.

Nous arrivons à la dernière période dé ce Irame qui s'ouvre à Charlemagne et finit à [)thon-le-Grand.

La catastrophe qui se prépare n'est à nos yeux |u'une conséquence logique de la trop longue victoire du génie féodal sur les grandes monarchies ; ^tte division indéfinie et toujours croissante les sociétés, ce grand fractionnement des États, ^t affaiblissement général de toutes les royautés , ce conflit tumultueux et sans arbitre d'ambitions subalternes et rivales, ces désastres récemment éprouvés , ces périls prêts à fondre încore de toutes parts et qu'aucun de ces prin* 3es secondaires ne saurait conjurer, soit que le sentiment de leur propre faiblesse glace leur courage , soit qu'un égoïsme desséchant ait engourdi , paralysé leurs cœurs et leurs bras ; tous

ces maux appellent un remède; et par une réaction nécessaire y inévitable , les esprits fatigués j remontant aux causes de tant de désastres, vont plus que jamais sentir le besoin d'évoquer une puissance forte j compacte , protectrice , telle que la chrétienté la vit apparaître et quelquefois lui venir en aide aux beaux temps de Charlemagne et de sa dynastie. . . Mais c en est fait des carlovingiens ; leur règne est fini : Tabus du principe qui avait fait leur puissance et qu'ils n'ont su ni régler ni combattre, a entraîné leur ruine.

Un nouvel ordre de choses va se faire jour sous l'influence de la nation qui , jusqu'alors , a su le mieux se prémunir contre les excès d'un régime fatal aux peuples et aux rois , sans toutefois s'en être complètement préservée. Nous insistons sur cet étrange jeu de la destinée. Le gouffre qui, avec Hugues et ses deux successeurs, va engloutir la puissance séculaire en Italie do la lignée tant française qu'italienne de l'eiterminateur des Saxons^ va se refermer pour servir de base dans la Péninsule, à la domination d'un prince d'origine mxoiuie; le trône impérial d*Oicident va devenir le partage de ce même prince qui, comme le glorieux (ils de Pepin-le-Bref, recevra de ses œnlemporains le surnom de

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