CHAPITRE V
'Bérenger cherche à secouer le Joug d'OUion et it se fenger dos pat- . tisans d'Adélaïde. — Siège du château de Cauossa. — tue armée germaine fait lever ce siège. — Mort de Ludolphe. — Soupçons contre Bérenger. — Tyrannie toiJ^ours croissante de ce prince. — Plaintes à la cour de Germanie. — Le prêtre Adelmanu. -^ • Griefs de Denise. — Rome se joint aui ennemis du roi de Lombardie. — Otbon part pour la Péninsule. - DéFection des troupes do Bérenger. — Otfaon esl couronné roi de Lombardie à Milan, et empereur d'Occident à Rome des mains de Jean Xll. — Willa et Bérenger tombent aux mains du Tuinqucur. — Vaines intrigues d'Adalbert, lemc Cils. — L'avènement d'Othon comme roi de Lombardie et empereur est le terme déflnitif de Pinfluence française en Italie et le triomphe de la puissance germanique dans la Péninsule.
Olhon j lors de sa première apparition en Italie ^ s'était borné à y faire reconnaître sa souveraineté j sans prendre explicitement le titre de roi des Lombards. En se rendant aux vœux de l'impératrice Adélaïde, en pardonnant à Bérenger, en le continuant lui et son fils dans la royauté de Lombardie , le prince germain n'avait fait que prendre incomplètement po^ession de ce royaume. Avec un homme tel que Bérenger, user de tant d'indulgence c'était compro-
mettre un premier triomphe ^ c'était s'exposera un prochain repentir y et se préparer le souci d'une invasion nouvelle. En effet , la haine de Bérenger et son besoin de vengeance ne restèrent pas inactifs pendant les troubles de Germanie suscités par la rébellion de Ludolphe, el qui y tout en étant pour Othon une occasion de gloire immortelle, furent aussi un sujet de graTe préoccupation pour ce monarque.
Le roi de Lombardie y à la première nouvdk de cette révolte y avait rassemblé à la hâte ei dirigé contre le château de Canossa un nooibreux corps de troupes pour recommencer le siège de cette forteresse, occupée par celui qu'il considérait comme la première cause de ses revers. L'intrépide Azzon, livré à ses seules ressources, repoussa victorieusement pendant trois années les attaques des troupes du despote; mais le temps pouvait faire ce que n'avaient pu amener des agressions de vive force ; les vivres, qu'il avait été impossible de renouveler pendant un aussi long siège et un blocus des plus rigoureux, commençaient à manquer dans la forteresse... Azzon, sachant Terapereur de Germanie aux prises avec son fils rebelle , n'avait pas osé, tant qu'il avait cru pouvoir soutenir le si^. invoquer son secours ; mais au moment d'être