‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 369 sur 380 · CHAPITRE II. — DEUXIÈME ÉPOQUE · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. — DEUXIÈME ÉPOQUE

Et quand ee vœu eût existé , la France auraitelle dû s'y associer? Aurait-elle intérêt à cette réunion? Quel est le précédent , hormis l'épo^ que qui a fait le sujet de notre livre y quelle est la tentative faite dans un pareil but, qui ne nous aient pas été funestes? Et encore , rappelons-nous j pour ce qui regarde la conquête de Cbarlemagne , qu'à peine maître de la Lombardie , ce monarque dut y créer un royaume qui, pour lui comme pour ses successeurs , fut sou^ vent un embarras et jamais une bien grande ressource.

La domination française fut , à cette époque, plus profitable aux vaincus qu'aux vainqueurs.

On se souvient que Louis XIV ne voulut pas de Gênes quand elle s'oiTrit à lui.

Enfin , que gagna Napoléon lui-<même à sa conquête de l'Italie , si ce n'est d'en déposséder l'Autriche et d'en avoir fait le théâtre de ses plus étonnantes campagnes ? Quant à lui , il dut la morceler en vice-royautés et en royaumes.... Et l'on sait ce que Naples et Murât furent, en 1814, pour la France et son empereur.

Mais, dira-t-on, que signifiaient ces sympathies de l'Italie pour la France sans le vœu d'une nouvelle réunion de territoire?

Noua nous sommes expliqué sur une partie

des causes de celte affinité de sentimens , du reste réciproques entre les deux peuples. Noos ajouterons que, dans le nombre de ces Italiens à forte intelligence ou à rêves fantasques , il eo est beaucoup dont Tesprit s'était laissé &sciner par les mots de liberté et di indépendance , que depuis long-temps les Français £aûsaient retentir sur tous les points du globe , et ce prestige a^sdl complété la sympathie qui, dans le temps, valut à beaucoup d'habitans de la Péninsule Téchafaud , l'exil ou le earcere duro.

Quand la France , qui elle-même sait si peu diriger sa marche , se déshabi tuera- 1- elle donc de vouloir régenter, exalter, révolutionner les autres peuples ? N'a-t-elle pas assez des tristes épreuves qu'elle a faites de cette influence qui va toujours s'amoindrissant , grâce à tous les mécomptes et aux adversités que certaines théories traînent à leur suite ?

Que la France guérisse ses propres plaies di\i lieu d'envenimer , d'élargir celles des autres , tout en prétendant les cicatriser. Qu'elle ne berce plus les peuples, et en particulier Tltalie* de tous ces rêves décevans qu'elle a trop longtemps contribué à nourrir.

Ces utopies, aboutissant au même but, Tindépendance de la Péninsule, mais différentes

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