‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 44 sur 380 · LIVRE 1". GUAIMTKK V · texte numérisé non relu

LIVRE 1". GUAIMTKK V

Loiiis el à Lothaire quelques uns de ses oflicicrs dévoués y chargés de les assurer de son repentir el d'invoquer leur clémence : les empereurs aeurent pas le temps de lui adresser leur réponse. Cet honmie, qui avait attiré tant de maux sur la Pannonie , et dont la main s'était lâcliement teinte du sang de l'hôte hospitalier qui lavait accueilli dans l'adversité , ce duc rebelle et félon périt sous le poignard d'un de ses propres soldats. Sa mort désarma la colère des deux empereurs contre la Pannonie , et les troupes italiennes rentrèrent en Lombardie sans coup férir.

Pendant cette heureuse expédition, Lothaire marquait sa présence en Italie y par la publication de plusieurs règlemens ou capilulairos empreints d'un profond esprit de sagesse et d'équité. Ce fut sans doute à cette époque que parut son mémorable décret relatif au rétablissement des lettres dont le jeune empereur sij^uale a regret la décadence (1).

Ici, nous ne pouvons nous empocher de faire

(1) Au reste, la Lombardie n'était pas le seul pays rebc^llr i U salutaire impulsion donnée aux études |)ar les premiers empereurs francs.

VHistoire de l'Eglise rapporte, jMjur preuve» du déplora- W*» état où les lettres étaient tombé(>s, que , dans un concile teiiuen 826 parle pape Kugénell, on dut, tanl était grande

ressortir certains rapprochemens très remar quables.

Quelques édits de Lothaire sont datés d*an résidence royale , située non loin de Pavîe, pri du lieu où la rivière d'Olona se jette dans 1 Pô. Cette résidence, où séjourna CharlemagiM s'appelait tnlla d'Olona ou corte d'Olona; 1 bourg qui occupe la place où elle était située porte aujourd'hui , par altération , le nom d Cortellona (1).

C'est probablement pour rappeler ces vieu

alors la difficulté de sYnoncer ou de composer, copier, d'i concile réuni sous Grégoire II, le petit discours qui dlera servir de préface au concile que l'on célébrait.

(1) Le comte Giulini semblerait vouloir indirectement ai tribuer, à la proximité de Pavie et de cette résidence royal la préférence donnée par l'empereur, pour le siège de ITJn versité, à Pavie sur Milan.

L'historien milanais ne veut pas avouer et cherche à fai oublier qu'à cette époque sa chère ville natale était effaci du nombre des cités riches et importantes ; et que Pavii capitale des rois lombards, continua à l'être long-temps & core sous les successeurs de Charlemagne.

Le comte Verry , milanais comme Giulini , mais moi] travaillé d'amour-propre pour la gloire ou la gloriole de ville où il a reçu le jour» ne craint pas d'offrir le tableau t la triste situation de Milan à cette époque , situation id (|u'aucun des empereurs ou rois qui, après Charlemagn* régnèrent en Lombardic , ne fit sa r^idence de celte vil et que pas un de leurs édits n'en porte la date. * GiuHi] |K)ur s'en consoler, trouve un singulier motif d(mt nous a rous l'occasion de nous occuper plus tard.

' Coinlc Verry. Sioria dt ¥ilniii\ T. 1 ", p. lor).

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