‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 57 sur 380 · LIVRE il. CHAPITRE l · texte numérisé non relu

LIVRE il. CHAPITRE l

pour tous , les revers communs y la gloire commune : tous seront appelés à profiter des améliorations progressives apportées aux lois et aux coutumes. La loi de Luithprand, cette loi de mit y sera rayée par les Francs des codes de Lombardie ; enfin y comme nous le démontrerons par les faits , la fusion entre les vainqueurs et les vaincus ne devint une réalité que sous la domination française.

Ce que nous avons dit de la succession au trône chez les Lombards peut s'appliquer aux Francs, notamment pour le royaume d'Italie.

Le trône fut héréditaire et électif A^lïïs l'acception que nous avons développée; mais le choix dépendit souvent plus de la volonté du souverain que d'une diète générale , bien que les Francs aient constitué ces sortes d'assemblées plus régulièrement que les Lombards.

A ces diètes y furent convoqués les seigneurs laïques et les évoques (1) d'Italie , satisfaction

(1) Il n'était encore alors question nulle part de cani- ^nunes.

Voltaire dit que les évêques, avant Pépin ^ iH»re de (ihar- 1<^-Martel , n'assistaient pas aux assemblées de la nation ^r^ue. H ajoute que, selon les annales de Metz, ce même ^^pn, preuiier du nom , maire du palais , procura cette Prénigative au clergé. Voltaire voit dans cet acte le premier

graves leur étaient directement adressées , ils les jugeaient eux-mêmes ou les soumettaient, quand elles étaient trop épineuses , au roi ^ qui souvent leur abandonnai t, même dans ces cas, le soin de statuer.

Après ce poste hors ligne , venaient les premiers dignitaires qui j ressortant immédiatement du roi ou du comte du palais , avaient sous leur autorité d'autres fonctionnaires d'un ordre inférieur.

Ces premiers dignitaires étaient , pour les affaires ecclésiastiques , les archei^ques métropolitains et les évèques; et pour les affaires séculières ^ les ducs, les comtes et les commissaires royaux.

Les archcifêques étaient, comme aujourd'hui, les chefs ou les premiers des éi^èques dans une certaine étendue de pays (1) ; on les appelait aussi éi^èques métropolitains, et ils avaient plusieurs évèques suffragans.

(1) On donnait aux archevêques et aux évèques le titre de Dominas ou Dotiimis ; de ]à , dit Giulini , la dénominalion de vice-dominus.

Plus tard , les abbés et même les moines furent appelés aussi Daminù Donmi. Beaucoup d*abbés, à mesure qu*ils croissaient en richesses et en puissance, obtinrent aussi de porter des marques épisc4)pales telles que la mitre * et la crosse.

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