CHAPITRE H
Docset comtes. — Fonctionnaires subalternes. — âfissi dominici, " Tassaux royaax. — Bénéfices. - Fiefs. — Hérédité des fiefs et des charges publiques. - Petits vassaux. — Hommes libres. — J-^ fFidesrhild et le fFidrigUiL — Aidions. — Serfs oo esckiTes. "^ Audiences judiciaires. '-'Placiii, MallL— Règlemens pour Tad- '^•inislratlon de la justice. — Epreuves. — Le serment. — Le Combat.— L'eau froide.— L'eau bouillante.— Lefcn. —La croix. — Origine et phases diverses de ces usages. — Opinion de Montesquieu.
€iulini nous dit que Charlemagne cessa de
donner à ses gouverneurs des provinces italien-
^e« le titre de ducs qu'ils avaient sous les Lom^
ft>sirds. On voit cependant , peu de temps après,
-cette dénomination de duc reparaître indistino-
teinent avec celle de comte j soit que Charlema-
gïie Tait rétablie , soit qu'elle n'ait jamais été
^•édleinent abolie par ce prince.
Les deux titres étaient en usage chez les empereurs romains et grecs ; quelques historiens ïes font remonter jusqu'à Auguste.
Les ducs étaient d'abord a^sez généralement ^^*^rgés du commandement des armées , les corn- ^^ plus spécialement destinés au gouvernement ^6s provinces et des villes ; ce dernier titre s'était singulièrement prodigué dans les derniers
temps de l'empire ; les principaux chefs de tc^^ les services , des professeiirs même , après i^^ certain temps d'exercice , en étaient décorés.
Sous Charlemagne et ses successeurs, lesrftur""^ et les comtes avaient à peu près les mi prérogatives ; ils gouvernaient les provinces ai nom de Tempereur, et marchaient à la tôte de!^ hommes libres et de leurs vassaux , en cas de guerre (1).
Certains ducs se trouvaient dans une position toute particulière. Les ducs de Bénévent, de Frioul , de Bavière et quelques autres j subissant la loi du vainqueur , se courbaient devant lui moins en sujets qu'en souverains, et ne prêtaient qu'à regret foi et hommage à un roi , auquel ik ne voulaient reconnaître d'autre supériorité qve d'être plus puissant qu'eux.
Après les premiers dignitaires venaient d'autres administrateurs dont l'autorité ne s'étendait que sur une certaine partie du territoire gouverné par les ducs ou les comtes.
(1) Les gouverneurs des provinces frontières prenaient le titre de marqids (marchiones) ; ils s'appelaient auni comtes^ parce que, dit Muratori, * comme nuzr^tiû, ils admÎMistraicnt temporairement toute la marehey et qo'ea qualité de comtes, ils étaient gouverneurs |)ermanens de quelque cité.
* IfrnATom . iniial, tVItal.. fiiirioHOS. tom. it, p. 398.