LIVRE II. — CHAPITRE IV
^^pUème et du huitième concile général ; on ctoy^t que Paul Diacre était l'auteur de la Yie ^^ Papes; aujourd'hui on attribue générale- ^3[>eiit cet ouvrage à AiMstase.
Plorus, diacre de Lyon^ a laissé^ entr'autres <%uvres> une coltection des lois ecdésiastiques. La Chronique unù^erseUe et le Martyrologe <Iu'on doit à Sàtiit-âddon de Vienne , sont fort estimés pour la saine critique et la justesse d V l>erçu8 qu'on y remarque.
Sautt-Aloric , évéque de Meaux y a laissé un recueil de canons et de décrétales sur la disd- "pline ecclésiastique.
On doit à LurraPRAUD , contemporain du fa^ ^n«ux Hugues que nous verrons roi de Lom- Wrdie , une histoire de son époque y d'un styl<! plein de sel et d'esprit , et riche de détails curieux. On a raison de reprocher à cet historien de la partialité dans beaucoup de ses jugemens, soit qu'il prodigue l'éloge, soit qu'il déverse le blâme. Le vieux Landolfo, souvent cité par Giulini, vivait peu de temps après Luithprand ; il a écrit sur les événemens qui vont bientôt nous occuper. Son ouvrage , où se révèlent de patientes études , est par trop empreint toutefois de bonhomie, de crédulité et hérissé d'incroyables anaehronismes.
Un poète Anonyme , contemporain de Guy de Bérenger , a chanté j dans des vers qui manquent ni de force , ni d'élégance y ni d'i piration j la lutte brillante de ces deux rivau i fameux.
La vie romanesque de l'impératrice Adélaïde inspiré tout un poème plein d'intérêt et de verv^ à RoswEDAy jeune poétesse condamnée aux aus^ térités du cloître ^ et dont l'âme s'est exhalé aimante et poétique j dans des vers chaleureu
Nous voyons, en tête de ce cortège imposant, le flambeau des lettres à la main , marcher Cha lemagne , le grand empereur. Nous le voyons ce fier conquérant qui dota le monde de s immortels Capitulaires , courber, sous l'auto^ rite de la science, un front que couronnent le^ lauriers de la victoire , donner lui-même à so^ empire l'exemple de l'étude , suivre les leçon "= de maîtres habiles , composer enfin une gram-^ maire et quelques autres ouvrages utiles.
Ce noble précédent ne fut pas perdu, et pro-^ fita au même siècle qui reçut un éclat nouveau^ de la venue de cet autre souverain, si justemen*surnommé le Grand, comme Gharlemagne , soa modèle pour le zèle religieux , pour les exploits de guerre et les travaux de législation.
Ce fut , sans nul doute , ce mémorable exem-