LIVRE II. — CHAPITRE IV
pie qui fit que le petit-fils d'Egbert , qu'Alfred- ^^"Gratidj roi de la Grande-Bretagne, voulut , 1^1 aussi, joindre à toutes ses gloires la gloire non moins belle de Thomme instruit et du parient écrivain.
Malgré les efforts tentés en faveur des sciences par Charlemagne et son fils , il résulte du f^ameux décret de Lothaire, que nous avons ^éjà mentionné , et dont nous reportons la date siu temps où le jeune empereur comptait Walla poirmi ses conseillers, que les lettres et les sciences étaient retombées à cette époque au ^^rnier degré d'oubli et de décadence.
De nouveaux n^ttres furent envoyés dans les ^i^erses provinces du ropume pour y répandre 1^ bienfait de Tinstruction (1).
Le célèbre Dungaly l'un des reclus de Saintlienis, fut appelé à Pavie. Les étudians de Mif^n, Brescia, Lodij Bergame , Noi^are , Ver- ^elli, Tortone, Acqui , Gênes , Asti et Cômo, ^ lurent se rendre dans cette ville pour y suivre ses leçons (2),
(1) Coacile tenu à Rome eu 826.
(2) Giulini dit qu'il ne faut pas chercher, dans cet établis-
^*^TOent de l^thaire , Forigine de la célèbre Université de
**^^ie , encore si fréquentée de nos jours par toute la jeu-
*^^*S8e de Lombardie , et qui , ajoute cet historien , ne fut
«*'>iidée que plusieurs siècles après.
Turin devint aussi le centre d'une école qui réunit la jeunesse d'Albenga , de Vado el iVAlbe;
Crémone réunit celle de Reggio , Plaisatèce « Parme et Modem ;
Florence celle de toute la Toscane;
Fermo les étudians du duché de SpaleUi ;
Vérone ceux de Mantoue et de Trente;
VicENCE réunit la jeunesse de Padoue , Tré^ vise , Feltre , Ceneda et Asolo ;
FoRO Di GiuLio, aujourd'hui Ci viTA m Friuli» réunit les jeunes gens de toutes les villes de cette partie du royaume lombard.
« Ce beau document (le décret de Lothaire), )» — dit Muratoriy « fait connaître toutes les pro- » vinces formant la partie occidentale du royau- » me d'Italie ; il n'y est point question du dum ché de Bénévent j parce que ses ducs oa » princes, sauf le tribut qu'ils payaient aux » rois de Lombardie , exerçaient une souverai- » neté presqu'absolue dans cet Ëtat. Il n'y est » pas non plus question des villes dépendantes » de l'Église rdtaiaine, par la raison que ces villes, » qui à la vérité étaient soumises à la souverai- » Mté des empereurs , ne faisaient point partie » du royaume d'Italie.
» Il faut remarquer encore , » ajoute Mura-