‹ Histore de la conquête de la LombardieChapitre 95 sur 380 · LIVRE II. — CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE II. — CHAPITRE IV

g lise, et qui lui forme un vestibule si pariai tendent eu rapport avec le style du monument (1). La médecine , la chiTrurgie y étaient négligées, o 11 plutôt complètement abandonnées à des étrangers vagabonds ; le sortilège était, dans les ma- Eaidies, plus souvent invoqué que l'expérience et 1. ^ savoir. La plupart des rois , comme nous le 'v errons, étaient réduits à s'entourer de médec^ins venus des Indes et de l'Arabie.

A l'époque de la conquête de la Lombardie par les Francs , la langue latine commençait à ^'altérer. Les écrits de ces temps reculés, remplis de barbarismes et de fautes grossières, portât , dit Giulini , les premiers indices de la ^i^nsformation graduelle et successive de la 'aague latine en langue italienne (2). Cet écri^ ^ain pense que la corruption du latin a donné Naissance, en même temps, à deux idiomes ^ans chaque province d'Italie. L'un , parlé par '^ peuple , aurait pris une âpreté d'expression

(1) Caractère général des arts dans la Lombardie , Re- ^^l£BRiTAi\NiQUE,T. xviiT, iv série, année 1838.

(2) Dans un concile de Tours , tenu en 813 , pour le rétablissement de la discipline, on avertit les évêques de fain» ^^ sorte que chaque prêtre eût par devers lui les Homélies 'J^'S Pn-es , traduites en langue romane rustique , ce qui donnerait lieu de penser que le latin avait aussi cessé en ^ «'^nce d'être la langue vulgaire.

toujours croissante ; ce serait le langage grossier, multiforme y particulier à chaque contrée et que l'on appelle patois.

L'autre , employé dans les écrits des poète et des prosateurs , serait devenu cette langue harmonieuse et douce dont s'enorgueillit l'Italie (1).

D'après le comte Verry, la langue latine étaii encore la langue écrite en Lombardie y lors d< l'invasion des Francs ; mais déjà y depuis longtemps y on y parlait habituellement (2) un patoif qui différait peu du dialecte milanais de nof jours. Verry voit, dans ce dialecte y une émanation y non de la langue latine, mais de la languf des Gaulois, les premiers fondateurs de Milan.

Cet historien fait observer que les Milanaû prononcent encore y dans leur idiome y les vojdles u et eu comme les Français , et que le patoû milanais a plus de rapport avec celui des pr^ vinces méridionales de France qu'avec le dialecte des autres États italiens. Les Espagiu>b. qui y dans les derniers siècles y occupèrent auss Milan, ont à peine laissé , dit toujours le comfa Vcrry, trois ou quatre mots qui rappellent leui domination; et quoique les Lombards ayen

(1) GlL'LiNl , ï. I" , pages 86 , 85 , 109 et HO.

(2) Comte Vkrry , T. i" , images 1 3/4 et suivantes.

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