Historie De France
ministériel de Colbert i-t partajjé i iitn- Le Pellelior, SeiL,Mulai et Loiivois. — Prépondérance de Louvo;s. — Louis Xi V échuue dans ses projets sur l'Empire, Invadon de l'Aiitrielie par les Turcs. Siège de Vienne. Les PokNMds wuamat VAntrit lu-. — Guerre entre la France et rEspagae. Pri»o de Loxemboinig. — A&ires de 1 K'vos et de Liège. — Trêve de vingt ans entre la France, l'empereur, l'Empiit* et ri.Mpague. Louis au plus haut point do sa puissance. — ik»uibardcment «le Géues. Le doge ù, Versailles. — Nouvelles expéditions contre les Burbaresques. — Avénemeiit de Jacques II. Projets de restanraiioa catholique en Angleterre, appuyés par Louis XIV. — Louis XIV, .!<-\eTiu veuf, ^uso madame de Maintc- DOn. Dragonna^fj. Révocation de l'kuit de Nantes. Persécutions. Fîmigratlon protestante. L'industrie française transplantée en Hollande, eu Angleterre, eu Brandebourg.— AflUre de la suocession palatine. Liam D^nssm d'Auosboduo entre rempereur, l'Espagne, la Suéde, le Brandebourg, USase , la Bavière, le Palatinnt , les cercles de Templre, — AiUre de Cologne* Le pape Innocent XI XiV. I
favorise la Itçue d'Augsbourg, Ru[ilure entre Louis XIV et le pape. — Mouve- luenU en Angleterre. Préparatifs du prince d'Orange contre Jacques II. Louis XIV, iiu lieu de secourir JaoquM 11 par «a» dlvecaioa contre Ut HoUaade, prend Toffcnaiv« cwin l'empeiwir.
L'héritage da grand ministre que la France Tenait de perdre fut partagé entre plusieurs mains. Le fils de Ck>Ibert, Seignelai» jeune homme* plein de feu, d'intelligence, et initié, presque depuis l'enfance, aux affaires d'État, mais qui, bien différent de
rilluslre mort, avait pour mobiles l'ambition et le plaisir plutôt que le devoir, « essaya d'envahir tous les emplois de son père, et « n'en oblinl aucun-. » Madame de Mainlcnon. pou sympathique à ces natures brillantes et superbes et, en ce moment, unie d'intérèls et de vues avec les Le Tel lier, eut probablement quelque part à l'échec qu'éprouva Seignelai. Le roi laissa seulement au fils de Golbert les fonctions dont il avait obtenu la survivance et partagé les travaux dès 1672; c'est-à-dire l'administration de la marine, du commerce, de la maison du roi et des affaires ecclésiastiques. Seignelai fut, dans la marine, une éclatante spécialité, quelque chose d'aiuiloj^ue à ce qu'avait été dans la dipiuiuatic ce Lionne, à qui il rcsseuililait beaucoup par l'ardeur au plaisir et la facilité du travail; seulement, Sei|;iielai avait jikis de di^^uilé dans le caractère. Il n'avait pas les principes de son père siu' l'ensemble du gouvernement, principes que, d'ailleurs, on ne l'eût pas mis à même d'appliquer ; dans l'administration maritime» sans négliger tout à fait le solide, c'est-à-dire la marine marchande il s'attacha trop passionnément au brillant, à la marine militaire, et y porta l'esprit violent et agressif de Louvois; il avait dii iuoius conservé les sentiments paternels sur un autre point impoi lant, sur les persécutions religieuses, et protégea les réformés autant qu'il put dans les iunites de ses attributions. Louvois obtint une part dans la dépouille de son rival : U