‹ Historie De FranceChapitre 2 sur 168 · LtUrts de madame de Maintenon, t. II, p · texte numérisé non relu

LtUrts de madame de Maintenon, t. II, p

3. Uprotégem eflto»ement U grand* péch« et 1« o»iN»t«g6k . , j

l'6S3) SL'CCESSELBS DE COLBERT. 3

acheta» de la famille de Golbert, arec la. permission du roi, la surintendance des arts et bâtiments \ emploi auquel les goûts de Louis donnaient une haute importance. Louvois s'efforça de se rendre aussi agréable à Louis comme surintendant des bâtiments, qu'il lui était nécessaire comme ministre de la guerre : il flatta sans scrupule la passion du rot pour les constructions et poussa à la dépense sans se soucier des ressources, qu'uii autre luinisli'e clail charj^^é de foui fîir.

Cet autre uuiiiaLic, le contrôleur général des finances, auquel était (lesolu le reste de la succession de Culberl, n'avait été elioisi par le roi qu'après quelque hésitation entre trois concurrents. Louis a\«it balancé entre de Uarlai, Goui ville et Le Pelletier. De Harlai, procureur général au parlement de Paris, a?ait eu sa faveur un nom illustre, que soutenaient un savoir, un esprit et une probité incontestables; Gourville était cet aventurier si sagace, si remuant, si hardi, qui avait été autrefois poursuivi à juste titre comme complice des dilapidations de Fouquet, puis condamné au gibet par contumace, et qui, dans cette étrange situation, bienvenu de tous les princes et les grands des pays où il pruuionail gaieuieiil son oiiulent exil, était parvenu à se faire employer par la di|)lomatie fran(;ai>e et euliu à rentrer en France, où il gouvernait la maison du j^i antl Contie. C'était un lionuno propre à tout, et qui étalait, à défaut de sens nioral, une audace d'esprit et oiôme une certaine générosité qui écartaient de lui le mépris. U eût été fort piquant, mais assiu*ément fort scandaleux, de voir donner pour successeur à Golbert le concussionnaire contumace qu'il avait foit condamner à la potence. Le troisième candidat. Le Pelletier, conseiller d'État et ancien prévôt des marchands, était proche parent des Le Tellier. Le roi consulta le chancelier Le Teltier. Le rusé vieillard loua d'abord également les trois hommes siu* lesquels flottait la pensée de Louis; puis, sommé de s'expliquer, il ruina Gourville [)ar des insinuations sur son trop gi and attachement à la maison de Gondé, et de Ilarlai jiai- des allusions à son caractère in>périeu.\ et envahissiinl ; « quant à M. Le Pellec lier, > dit-il eniiu , a c'est uii homme de bien et d'humjdu*, de

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