‹ Historie De FranceChapitre 24 sur 168 · KS7] AFFAIRE DES PBANCIIISE · texte numérisé non relu

KS7] AFFAIRE DES PBANCIIISE

« ifii'il r^gneroit , de n*cn jamais laisser perdre aucun droit

il esl (iiftirile de comprendre quel iiitercil si puissant pouvait aToir la courouoe de France à cin|iùchcr le barigel d'arrêter les voleurs dans ks nies voisines du palais Farnèse. Louis, néanmoinsy tint parole, et» le pape ayant lancé une bulle d'excommunicatton contre quiconque prétendrait maint^ir les franchises des quartiers (12 mai 1687), le roi expédia le marquis de Lavardin en ambassade à Rome, avec ordre de ne rien céder de ses droits. Lavardin (it son entrt*e à Rome en conquci-ant, à la tète d'un millier d'hommes armés de pied en cap, la plupart officiers, gentilslioiimies ou gardes de la marine (16 novcnjbrc). Le pape lui refusa audience, comme à un excommunié, et interdit l'église française de Saint-Louis, où l'ambassadeur faisait ses dévotions (26 décembre). L'ambassadeur protesta, et le procureur «général de Harlai inteijeta appel comme d*abus de la bulle du 12 mai et de la sentence du 26 décembre. II appela au Aitur concile, et non à Innocent XI mieux informé, ainsi qu'on l'avait pratiqué, dit -il, envers ti aulK s papes, h qui leur âge permettait d'agir par euxmêmes, et dont le caractère et les idées promettaient justice et impartialité. L'avocat-général Talon fut beaucoup plus vif et plus explicite encore. S'il ne put trouver de bonnes raisons en faveur , des francbises, il blAma le pape, à juste titre, d'avoir abusé des armes spirituelles dans une matière purement politique : il attaqua les reftis systématiques de bulles aux évèques nommés par le roi , reftis qui , prolongés depuis 1682 , tenaient en ce moment trente -cinq diocèses sans pasteurs constitués canoniquenient, et il soutint qu'on potii rait bien se [lasser des bulles et faire ordonner par les uiélropolilnins les éviMpies élu- par le loi, si le pape cootinuait à refuser d'exécuter le concordat. Il act usa le saintpère de protéger le jansénisme, faction hostile « à toutes les puissances ecclésiastiques et séculières », et de tolérer les erreurs nouvelles du quiétisme*. Il conclut, en sus de l'appel au futur concile général, à ce que le roi fût supplié, 1^ d'ordonner la tenue de conciles provinciaux, ou d'un concile national, afin de pour-

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