Œiurtê de d'AguMMau, t. XIII, p. 41S
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418 LOUIS XIV. * nm)
cinquante-deux régiments de milices. La révolte, extérieureinent comprimée, survécut et s'envenima dans les cœurs *. Triste ressource que d'employer une partie de la France à sui^
veiller Tautre, la pique sur la gorge ! et cela en présence de la guerre universelle. On n'avait pas eu l)es()in de tels expédients durant les autres guerres! Un Iniiiinic, .mssi grand par le cœur que par l'intelligence, Vauban, lit entendre au pouvoir la voix de la France , non pas de la France égarée un moment par les préjugés et Tesprit de système, mais la voix du génie étemel de la patrie, H parla comme eût fait THospital. U demanda au plus redoutable agent du mal de réparer le mal. n présenta à Lou- Tois un mémoire où il exposait les funestes conséquences politiques et morales qu*avait eues la révocation et proposait hardiment la rétractation de tout ce qui s'était fait depuis 1680, le rélahlissenieut des temples, le rappel des ministres, la liberté du choix pour les prolc.>tants qui avaient abjuré par contrainte, avec Tamnistie générale pour les fugitifs; enfin, la réhabilitation de tous les condamnés pour cause de religion^.
Vauban ne fut point exaucé et ne pouvait l'être. U eût fallu à Louis XIY une grandeur surhumaine pour confesser ainsi son erreur devant Tunivers et pour descendre volontairement du piédestal où l'on avait élevé le destrwUwde Vhèrésie, t Gomment t, écrivait madame de Maintcnon, « comment quitter une entreprise sur laquelle il a permis qu'on lui donnât tant de luiiangcs ? » On ne quitta pas l'cnti'/'prifsfi, mais on fit pourtant une grave concession aux conjonctures dont parlait Vauban. Une ordonnance du 12 mars 1689 avait déjà permis aux fugitifs qui serviraient le roi de Danemark ou se retireraient à Hambourg, de toucher la moitié de leurs revenus, ce qui avait pour but de les retirer du service ennemi. Un édit bien plus important, du 7 décembre, enjoi* gnit de rendre les biens confisqués sur les fugitifs à leurs héritiers, à condition de ne pas les aUéner avant cinq ans. Aucune condition de religion n'élanl imposée aux héritiers , les parents protestants restés en Franee refiMim >nl aiissiiùt et rrclanièrent leurs droite. Dans les seules élections de La iiociieiie et de Marenues, on Icui'