‹ Historie De FranceChapitre 80 sur 168 · Publiés en · texte numérisé non relu

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2. C'ost cette méthode» à postfriori que Newton qualifie âe Phif^'^'-ph^'- naturelle ou PUlloBophio do U Nutur«. Il impuitc de remarquer que Deacarlus u avait uulk'uivnt pnitanda dédain à prkrt \» phjaiqie'entiAra, iini« seuteimni bt «ffrti !«• ptm ^néraox des premiers principes. I/admirable analyse rxix-iimentftbds Newton ett parfaitement conforme aux préceptes <1u /Jùcuur* J/- la McthoJe.

3. Descartes avait cru la pesanteur caosée par les mouvements de la maéiirt tvbtiltf noaTCanoti qa'U jugeait trop rtriablt» pour Un wwinl» k «M M flia.

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loi «lui fait [jcsor les corps vers un centre, et la loi inverso qui les écarte du centre, les tourbillons deviendraient inutiles pour expliquer les mouvements des astres '. Mais ce n'était là qu'une hypothèse hardie, qui paraît avoir été commune h Horelli, à Douillaud, à Newton, à Ilooko ' : la gloire de Newton fut d'y appliquer l'effort d'une mathématique sublime et de vérifier la parfaite concordance de cette hypothèse aarec les relations de la lune et de la terre; la mesure d*un degré terrestre, exécutée, sur ces entrefaites, en France, par Picard, Gassini et Lahire, lui fournit les notions cer^ taines sans lesquelles il tâchait en vain d'atteindre un résultat adéquat ; il ajqiliqua, par une induction légitime, à tous les astres la loi qui était démontrée quant à la lune, et put avancer que tout se passe dans l'univers coiunic si les corps célestes s'atiiraituL en raison directe de leurs masses et en raison inverse du carré de leurs dislances, les plus faibles étant etn portés dans le mouvement des plus puissants. Newton n'osait encore contester l'identité de la matière et de l'étendue, et bien moins afllrmer l'existence d'une gravité inhérente à la matière, d'une aUraction qui fût une pro^ prUU des corps. Il ne niait pas que Vatlraction pût ét^-c une simple impulsion mécanique; il fit plus, il en chercha l'explication dans les mouvements d'un milieu éthéré prodigieusement élastique, et il parut admettre que tout est mécanique dans la nature, si oe n'est la cause première, c'est-À-dire Dieu.

Malgré ces réserves d'un esprit qui hésitait encore sur la cause mystérieuse de la grande loi qu'il avait découverte, la science fhmçaîse se souleva contre Newton : l'Académie des sciences crut voir renaître avec ïaUraction les qualités occultes^ les superstitions animiqucs do la vieille physique ; elle senlit Ijjen que le monde mécanique de Descartes était attaqué dans son principe; nos sa\;inls se retranchèrent dans la forteresse du cartésianisuie, et Newton fut repoussé de notre sol : il y devait rentrer un jour en vainqueur, avec les vérités glorieuses et les erreui*s mêlées aux vérités dans ses hypothèses. Nous le retrouverons au dix-huitième siècle.

Nos savants avalent cependant raison de repousser l'attraction ,

1. Ce n'est pas à dire, en ce cas, qa'U n'y Ait pas àe tourbiUou, mais 1m toarbU> loott seraieot reflet et uuu la cause da mouvement des astres. 8. Les bdlM ipérimcw de H<oto yintmot wolr mil Newtoo tm U toI«.

1(54 LOL IS XI V. 11687-1700]

en ne considérant la nature qu'au point de vue de l'étendue : ils ne pouvaient admettre que la substance étendue recélàt une vertu mystique étrangère aux attributs essentiels sous lesquels l^esprit conçoit l'étendue. Mais n*y a-t-il.dans la nature que de l'étendue? Ce monde inerte et mort, qui a besoin d'un mouvement immédiatement, uniquement et perpétuellement imprimé par la main divine, est-il la vérité Y Le principe actif n*est-il p^s toujours et partout associé au principe passif, la force à l'étendue, et, même, l'étendue est-elle bien une substance et y a-t-il une autre réalité, une autre substance que des forces, des puissances d'activité associées ù des puissances de passivité, à dc> pi iiicipes d'inertie, de résistance, d'impénétrabilité? L'étendue est-elle autre cliose fjii'un pniiit (le vue nécessaire, résultant de l'action récipro(]ije <!•• ces existences impénétrables les unes sur les autres^ Oile conception dont le germe avait grandi obscurément depuis le xv^ siècle et qui justilic Newton ', un génie plus comprébensil, un plus profond métaphysicien, Leibniz, la dégage de ses voiles, et, sans la formuler ouvertement dans toute sa bardiessc, en fait VAme d'une nouvelle théorie de l'univers qu'il substitue & celle de Descartes : il remplace le principe cartésien de la quantité toujours égale de mouvement dans le monde par le principe de la conservation des forces vives * : il proclame toute substance active et fait ainsi rentrer la vie dans ce sublime organisme de la création que Descartes avait transformé en une machine indifférente et inerte. A-t-il à son tour dépassé le but en niant implicitement la réalité de la matière, de ce qui est visible et pondérable, et en ne concevant les êtres réels que connue des atomes de subsiance cl mn de Tjwsse, des unités spirituelles {monades), les corps organisés n'é!;mt autre chose que des groupes de monades inférieures centraiibi rs autour d'une monade supérieure, d'iun» âme ou raisoimable ou iostiactive ' ï Ce qu'on peut constater, c'est qu'il a

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