V. notre t. XII, p
2. Foutenelle, Èljges des Aradémickiuif 1. 1«, p. 85; édit. de I7(ir.
3. Vorîi lf590, un autre inéoaiueieti. Amofitons, tlo-me la théorie du télégraphe, Pt roo en fait, sur uoe petite éttbelk, quelque» cvi'tirieuce» qui r«us«it«eat. Le Grand R0I d«Tiii tontofclft laîMcr rhonnMr de TaiipUcatioa à Ut Coavention Natioute. V. Feateaelle, Êhgu, U l*', p. 114.
H&t LOUIS XIV. [!68C-1687)
le monde savant par les débats que suscite un système colossal qui prétend expliquer par une seule loi, par une seule cause, les relations des sphères célestes et l'ordre entier de la nature. La géométrie de Tinfini avait dépassé Descartes, sans le contredire. Les Principes maUUmatiqws de la FfvUosophie natureU» * attaquent à fond la physique cartésienne et opposent une autre conception du monde aux tcurhiUons de Descartes. Ce n'est pas ici le lieu d*exposer avec développement l'histoire de la théorie newtonienne, partie du pôle opposé à celui de la théorie cartésienne. Desc-artes avait pris pour point de départ la philosophie première, la uictaphysique transcendaiito, alin de doscoiidiv, par voie de déduction, à la physique générale : Newton part de la physique expérimentale, de l'observation des i)héiioiiiènes, pour remonter d'effets en causes h cette même physique ^'énérale '\ Tous deux manient, du reste, avec la même puissance, l'instrument mathématique, que l'un avait appliqué plus spécialement aux lois abstraites de l'esprit, (pie l'autre applique surtout à rechercher les lois du monde visible. Les trois lois de Kepler, que Descartes avait trop négligées et qu'on ne réussissait pas à concilier sur certains points avec le système des tourbillons, la loi de la pesanteur donnée par Galilée et contestée par Descartes eniin l'idée des forces cerUrifiige et cerarip^u, indiquées par Kepler et formulées par Descartes comme deux grands faits mécaniques, préoccupaient les intellfgences les plus avancées dans la science de la nature : Newton n'était pas seul à chercher la réduction de ces diverse? données en une loi plus générale, que n*o(Trait pas le cartésianisme. Dés 1645, Bouillaml avaii étabh que, y a une attraction, elle doit diminuer proporlionnelieuji'nt au carré de la distance; en 1GGG, l'Italien Borelli avait soLilemi qu'en étendant aux rapports des corps célestos entre eux la loi de la pesantem' ou