‹ Historie De FranceChapitre 92 sur 168 · OEutm foêthumu de Bomaet, 1. 1« , p · texte numérisé non relu

OEutm foêthumu de Bomaet, 1. 1« , p

[1686-t(i93J BOSâUËT ET DUIIN. t93

par Leibniz, puis reiomlia pour ne plus se rdeTer (1699-1701).

D'autres comlMits ont eu lieu pendant cette négociation. Bossuet^. ne s*attaquc point en personne au panthéisme, qu'on est conyenu d'appeler athéisme; 11 se contente de pousser contre Spinoza le'

bénédictin Lami et un champion plus illustre que nous verrons bieulôt pai-aiire dans la luKc des idées, Fénclon. Il se réserve pour les pt'fils intérieurs. Il croit eiilendrc le trav;iil de la sape dans les foiideiiieiits; c'est l'écho de Spinoza qui lui revient, non plus du do^Mnatisle, mais du terrible critique. De savants ecclésiabliqucs s'appliquaient h 1 ( luile soit des textes sacrés, soit des Pères, avec une ardeur toute nouvelle «'t une liberté de jugement inconnue dans l'Église de ce siècle. L'abbé Dupin, écrivain remarquable et consciencieux, après avoir débuté, jeune encore, par un Traité de l'ancienne discipline de l'Église, où il réduisait à peu prés Tautorité primitive du pape à une simple primauté, avait entrepris, sous le titre de Nouœlle Bibliothèque des auteurs eccUsianiquet, une histoire générale de la théologie c)iréUenoe ( 1686- 1691 ). Il y critiquait les Pères et exposait leurs opinions sans plus de ménagement que s'il se fût agi des écrivains profanes, et avan- ^itque saint Gyprien était le premier des Pérès qui eftt parlé bien clairement sur le péché originel ; que saint Justin et saint Irénée n'avaient entendu par des peines étemelles que des peines de longue durée, etc. Bossuet intervient avec édat potu* obliger l'auteur à se rétracter, et l'ai'chevêque de Paris, Harlai, condamne l'ouvrage (1001-1003)

Une autre lutte du même genre, mais bien plus sérieuse, avmt ' commencé lonL^fMups auparavant et ne finit que longtemps 'livrés, avec la vie même de llossuel. Un homme (|ui avait le ^ciue incamé de la criti(|ue et la jiassion du vrai à tout prix, résista, avec le courage d'une conviction opiniâtre, au puissant dominateur qui prétendait que tout cédât à l'intérêt de sa doctrine. Richard Simon, d'abord engagé dans la congrégation de l'Oratoire, s'était brouillé aiec cette savante société par l'indépendance indomptable de son esprit; il ne voulait pas plus prendre parti avec les Oratoriens en ihveur de Port-Royal contre les jésuites, qu'il n'eût '

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