‹ Historie de la Gaule Méridionale sous la domination des conquérants germains (volume 2)Chapitre 6 sur 69 · II. U · texte numérisé non relu

II. U

iS LES FRANRS DANS LA GAULE

OU, à défaut d'enfants, à ses collatéraux de tout sexe*. La loi qualifie expressément d'aleu (alodis) cette portion de la propriété paternelle à laquelle les filles avaient le même droit que les fils. Ce terme d'aleu signifiait, à ce qu'il parait, généralement toute sorte de propriété, y compris celle des terres, à l'exception d'une espèce particulière de terre désignée par le titre de terre salique (terra salica). Les femmes sont formellement exclues de l'héritage de cette terre; elle ne pouvait échoir qu'à des hommes^.

Maintenant, qu'était-ce que cette terre salique , et quel est l'esprit de la loi qui en interdisait la possession aux femmes? Ce sont là des questions qu'il est impossible de ne pas faire et auxquelles personne que je sache n'a pu répondre d'une manière satisfaisante. Dans l'article de la loi ripuaire qui correspond à celui de la loi salique dont il s'agit ici, le terme salique est traduit par celui d'mnatica. La terre salique, d'après cela, serait simplement la terre des aïeux, la terre paternelle; mais ces désignations paraissent également applicables à la terre allodiale, et dès lors elles n'éclaircissent plus rien. Si j'osais hasarder là-dessus une conjecture un peu plus significative, je dirais que, par

(i) Lex Salica. tit. LXII.

[i) De terra vero Salica nulla portio hereditatis mulieri veniat, sed ad virilem sexum tota lerrnc heredilas pcrveniat. Lex Salica. lit. LXII. l. 6.

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