PRÉFACE
Les auteurs de ce livre ont eu la fortune' de peindre en pied une Marie-Antoinette que les récentes publications des Archives de Vienne n’ont pas sensiblement modifiée.
En effet, ils ne donnent pas pour le portrait de .a Reine la figure de convention, l’espèce de fausse duchesse d’Angoulême, fabriquée par la Restauration. Ils montrent une femme, une femme du dixhuitième siècle aimant la vie, l’amusement, la distraction,ainsi que raime,ainsi que ra|toujours aimée la jeunesse de la beauté, une femme un peu vive, un peu folâtre,eun peu moqueuse, un peu étourdie, mais une femme honnête, mais une femme pure, qui n’a jamais eu, selon l’expression du prince de Ligne, « qu’une coquetterie de Reine pour plaire à tout le monde ».
11 ne faut pas oublier que Marie-Antoinette avait quinze ans et demi, lorsqu’elle arrive en France lorsqu’elle tombe dans ce royaume du papillotage et du Plaisir, parmi cette génération de françaises qui semblent représenter la Déraison dans l’agitation fiévreuse de leurs existences futiles et vides,