‹ Historie de Marie AntoinetteChapitre 3 sur 30 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

demander à celle jeune fille d’échapper ontièr#^ ïnenl aux milieux dans lesquels sa vie se passe, de n’apparlenir en rien à l’humanilé de sa nouvelle pairie : c’est exiger de la Nature qu’elle ait fait un miracle, — et elle n’en fait pas.

Mais cependant allons au fond des rapports de Mercy-Argenteau et des lettres de Marie-Thérèse, lettres devenues des armes aux mains des ennemis de la mémoire de la Reine, etc. Qu’y trouvons-nous? Ici la sévère mère reproche à sa fille de monter à cheval, là d’aller au bal, plus loin de porter des plumes extravagantes, plus loin encore d’acheter des diamants. Elle la gronde « d’avoir de la curiosité, de ne s’entretenir qu’avec de jeunes dames, de se laisser aller à des propos inconséquents, de

manquer de goût pour les occupations solides »

Je le demande en conscience aux lecteurs sans passion politique, s’il existait pour la jolie femme la plus humainement parfaite du monde, de seize à vingt-cinq ans, (in procès-verbal, jour par jour, de toutes les groyneines des vieux pare^nls à propos de €a toilette, de son amour delà danse, de sa naturelle envie de s’amuser et de plaire, le dossier aceusateur de cette jolie femme ne serait-il point jiussi volumineux que celui de Marie-Antoinette?

EDMOND DE GONGÛURT.

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