‹ Historie du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 104 sur 303 · Nombres , xxi, 8 et suiv.; II Rois, xviii, L · texte numérisé non relu

Nombres , xxi, 8 et suiv.; II Rois, xviii, L

reaux sacrés, l'Apisde Memphis, le Mnévis d'Héliopolis*, les génisses Hathor, parurent surtout les frapper ^ La partie grossière des Beni-Israël adopta ces simulacres dorés presque comme des dieux de la tribu, et nous verrons le peuple, toutes les fois qu'il pourra échappera la pression des puritains, se retourner vers ces protecteurs visibles, à qui Ton rendait un culte pompeux. L'usage des cris (teroua) ^, de la musique bruyante, des danses en rond autour du dieu, choses qui ne paraissent nullement patriarcales, remontent peut-être à ce temps. La circoncision était, chez les Beni-Israël, antérieure à leur venue en Gosen. Cependant il n'est pas impossible que le séjour des Beni-Israël dans un pays où cette pratique était en quelque sorte endémique*, n'ait contribué à y donner plus d'extension et de régularité.

Le disque ailé, flanqué d'urseus, qui fit tant d'im-

\. Hérodote, III, 28; Diodore de Sicile, I, xxi, 10; Strabon, XVn, 22.

2. Quoiqu'on ait dit le contraire, « il y a des taureaux Apis et Mnévis en pierre et en métal, quelques-uns de très forte taille en pierre, comme TApis du Louvre, qui est d'époque saïte, ou le Mnévis de Boulaq, qui est de la xx* dynastie >. [Maspero.] Les représentations d'Halhor sont encore plus nombreuses. . 3. nynn, peut-être OpîatiSo;, triumphiis, mots qui ne paj-aissenl pas aryens.

A. Voir ci-dessus p. 124-, 125.

pression sur les Phéniciens et devint le motif essentiel de leur art^, fut sans doute également adopté par les Israélites. Les plus anciens cachets juifs portent ce symbole ^ Les sphinx restèrent sûrement dans l'imagination des Israélites. Les chenib en viennent en partie, bien que ces êtres chimériques aient changé déforme plusieurs fois, selon les caprices de la mode orientale, et que le nom même decherub paraisse plutôt venir du côté de TAssyrie. Ce qui concerne Véphod, Vurim et le tummin, dans les écrits hébreux, est si obscur, qu'on ne peut s'en faire une image précise. Ici, pourtant, l'influence du globe ailé, flanqué d'uraeus, paraît se retrouver encore ^ Les réponses de Tahvé, quand on le consultait par Yurim-tummim de la forme ancienne, ressemblaient beaucoup à celles des dieux égyptiens*. D'un autre côté, Yurim-tummim du pectoral des prêtres juifs avait son parfait analogue dans le costume des juges en Egypte". Les

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