Exode, XII, 38; Nombres, xi
2. Détail maintenant incompréhensible. U faisait cependant partie du plus ancien récit. Voy. Dillmann, sur Exode, m, 21-22 Cf. Ex., XI, 1 et suiv.; xii, 36.
3. Les prétendus textes égyptiens relatifs à Moïse ont tous fondu devant une critique sérieuse.
i. Moïse, au point de vue de l'historicité, ne peut nullement être rapproché de Jésus. Saint Paul admet sûrement Jésus
paraît égyptien ^ Mosé est probablement le nom d'Ahmos, Amosis, écourté du commencement*. Selon la tradition qui a prévalu, Moïse est un lévi ^ ; or, nous avons vu que ce nom désigna probablement les Égyptiens nécessaires au culte, qui suivirent Israël au désert. Le nom d'Aharon provient peut-être de combinaisons analogues. Moïse apparaît d'abord comme élevé par les Égyptiens et fonctionnaire des Égyptiens. Le fait qu'il tue un Égyptien dans un mouvement d'indignation instinc-
comme un personnage ayant existé. Or saint Paul est contemporain de Jésus; il s*est converti à la secte quatre ou cinq ans après la mort de Jésus (Épitre aux Galates). Les documents les plus anciens sur Moïse sont postérieurs de quatre cents ou cinq cents ans à l'époque où ce personnage a dû vivre.
1. Les juifs alexandrins l'entrevirent. Cf. Ces., Thes.j p. 824.
2.11 est difficile, au moins, d'y méconnaître l'élément mos, c fils », qui entre dans Thoutmos, Amenmos, etc. La forme écourtée Mosu se rencontre quelquefois, dans l'onomastique égyptienne. 11 est vrai qu'on s'attendrait à trouver, dans la transcription hébraïque, la simple sifflante, et non la chuintante. Cf. de Rougé, Revue archéol.j nov. 1861, p. 354; août 18G7, p. 87-89. Mais qui nous dira comment les Hébreux qui écrivirent les premiers le nom de n^V, vers 1000 ou 1100 ans avant J. -G. prononçaient le sc/iên? C'était justement le temps où la moitié d'Israël disait sibboleth. Le î!? et le t^ se confondent également dans les anciennes formes du nom d'Israël {lesuruHy etc). Voir ci-dessus, p. 106, note 3. En général, dans Téiymologie sémitique anté-scripturale, le hé et le hetlij le schln et le sin peuvent être tenus pour une seule lettre.