‹ Historie du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 123 sur 303 · Ptolémée, V. xvii · texte numérisé non relu

Ptolémée, V. xvii

lumée droite s'élevant vers le ciel. La nuit est souvent préférée pour les marches; alors on se sert comme signe de ralliement d'un fallot enflammé fixé au bout d'une longue perche *. Cette colonne, sombre le jour,lumineuse la nuit,fut le Dieu môme d'Israël, qui le guidait dans ces solitudes'. Ce bon génie du désert avait montré pour Israël une affection si spéciale, qu'on se prit à l'invoquer d'une façon toute personnelle. Le dieu qui avait tiré Israël de l'Egypte, et l'avait fait vivre « dans la terre de la soif y> n'était pas l'Élohim absolu, le simple grand Dieu, roi et providence de l'univers entier. C'était un dieu qui aimait particulièrement Israël, qui se l'était acquis comme un pécule. Que nous sommes loin de l'ancien dieu patriarcal, juste et universel ! Le nouveau dieu dont il s'agit est partial au plus haut degré. Sa providence n'a plus qu'un seul objectif: c'est de veiller sur Israël. Ce n'est pas encore un dieu de nation; car une nation résulte du mariage d'un groupe d'hommes avec une terre, et Israël ne possède pas de terre; mais c'est un dieu de tribu au plus haut degré. L'abaissement est sensible. L'ancien Jacobélite, dont

1. Quinte-Curce, V, ii, 7 ; nombreux témoignages modernes, en particulier de l'expédition d'Egypte.

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