Deut., XXXIII
2. Le trait iahvéiste sur la bataille de Raphidim (Exode, xvii, 15-16) paraît avoir été emprunté au livre des Guerres de lahvé.
t-elle comme une conversion, comme quelque chose d'aussi caractérisé que le furent plus tard la construction du temple, la réforme d'Ézéchias et surtout Torganisation fanatique de Josias? Il faudrait se garder de le croire. Une des marques de la complète nationalisation d'un dieu est l'introduction de son nom dans les noms propres d'hommes. Or le nom de lahvé, soit comme composant initial {leho ou 16), soit comme composant final {lah) ne paraît guère dans les noms propres avant les temps de Samuel et de Saul^ H y a plus : un grand nombre d'Israélites, à l'époque des Juges et de David, portent des noms où entre le composant Baal\ tels que Jarébaal, Meribaal, Isbacd, Baaliada ^ Ce nom de Baal, équivalent A'Adondi, mais
Mais le livre des Guerres de lahvé, écrit au ix** ou au x^ siècle, a déjà pu exagérer le caractère iahvéiste de ces histoires.
1. Exception apparente: Jokébed, mère de Moïse (nom sans doute fabriqué après coup; on ne trouve le nom de lahvé dans aucun nom de femme vraiment ancien; athalia est un adjectif féminin). Il n'est nullement sûr que le nom de Josué renferme le nom de lahvé, et, d'ailleurs, le personnage est tout légendaire. Joël et Abiah, noms des fils de Samuel, sont douteux. Sur Joas et Jotam, père et fils de Gédéon, voy. ci-après, p. 317. Sur Mikah ou Mikaïahou, voy. ci-après, p. 348.
î2. Plus tard, on substitua boset (honte) à baal,ou bien Ton mit El à la place de Baal. Un grand nombre de noms païens ont été ainsi oblitérés.