Josué, XVII, 18; Juges, i
Ces chars, terribles dans la plaine, étaient de nul usage dans la montagne. Le Ghananéen n'avait là pour défense que les murs de ses villes. Les Israélites n'avaient aucune poliorcétique savante. Ils altendaient et finalement entraient dans la place, par surprise ou par trahison \
Les Ghananéens ne paraissent pas avoir eu de cavalerie, dans le sens où nous entendons ce mot; mais les assaillants n'en avaient pas non plus. Le courage personnel était, de part et d'autre, cet élan furieux, excité quelquefois artificiellement, qui fait encore aujourd'hui la force de l'Arabe. Il paraît avoir été plus grand et plus obstiné du côté des Israélites.
Ge qui était égal de part et d'autre, c'était la cruauté. Toute l'antiquité fut cruelle. Elle voyait dans la cruauté un'avantage dont il n'y a pas à se priver. La férocité est une des forces des barbares ; on plie devant eux par la crainte qu'inspirent leurs atrocités. Un des points essentiels de la stratégie des Carthaginois était de terroriser l'ennemi par des supplices 2. L'usage de couper les pouces des mains et des pieds aux vaincus était ordinaire chez les Ghananéens. Un de leurs tyranneaux se