I Sam., XXVI
i. II Rois, V, 17.
n'y avait pas d'organisation centrale. Chaque bicoque fortifiée avait un mélek ou roi, petit chef militaire dont l'autorité s'étendait à deux ou trois lieues à l'entour *. Certaines peuplades, comme celle des Gabaonites, formaient des confédérations de quelques lieues d'étendue. Chaque ville se fiait à ses fortifications. Quoiqu'il ne nous reste aucun spécimen certain de ces ouvrages militaires, on en a bien l'impression devant ces innombrables tells de la Palestine, au sommet couvert de ruines, et aux flancs équarris dans le roc ^
La résistance que présentèrent les populations chananéennes fut, du reste, très différente, selon qu'elles habitaient la montagne ou la plaine. Dans la montagne, les Chananéens succombèrent partout sous l'effort des Israélites ; dans les plaines, au contraire, dans le Saron, dans les Naphoth Dor, dans la plaine de Jezraël, à Beth-Séan, dans le Ghôr, les Chananéens se défendirent victorieusement. La cause de cette différence était dans les chars de guerre, bardés de fer^, que possédaient les indigènes, et qui manquaient aux envahisseurs.
\. Josué, XII, 7 et suiv.
t. Voir surtout les environs de Tyr {Mission de Phénicien p. 606 et suiv.).