Juges, VIII, 27; xviii, 18; Isaïe, xxx
3. Passages essentiels: l Sam., xiv, 3 et suiv.; xxiii, 4 et suiv. i. Exemples de xMikah et de Gédéon.
L'épliod, en effet, outre sa propriété de représenter lahvé, avait un emploi tout particulier, c'était de servir à la divination, de rendre des oracles. lahvé, dans certaines régions de l'opinion israélite, encore mal unifiée, était avant tout un dieu que l'on consultait pour savoir l'avenir et obtenir des directions utiles. L'El patriarcal était consulté aussi. Il se mettait en communication avec l'homme, surtout par les songes et les prophètes \ Mais l'âge patriarcal n'eut rien qui ressemblât à une consultation directe de Dieu. lahvé, au contraire, fut essentiellement un dieu de sorts, analogue à la Fortune Prénestine, répondant par oui ou par non aux questions qu'on lui posait ^
Il est probable que, dès le désert, exista l'idée d'une réelle présence de lahvé sur l'arche, entre les ailes des deux chérub, formant socle et lui servant de trône^ Là, on venait lui demander des décisions*. Les institutions judiciaires, durant un temps, se bornèrent à ces espèces d'ordalies. Juger, c'était répondre à des gens qui venaient interroger Dieu". On ne faisait rien d'important sans avoir con-