Sceaux hébreux, voir ci-dessus, p
8. Le mot oùpaîoç est grec et ne saurait être invoqué comme argument. Mais le mot égyptien était mi^ ou rmy, qui probablement se prononçait Orâït ou Oraï, avec chute du t féminin à partir de la xx* dynastie. OOpato; est donc le mot égyptien, identifié avec le mot grec, comme le nom du dieu Amon avait été identifié avec à[j.[Ao;, sable. [Maspero].
Ces images figurées de lahvé s'appelaient ^j»A(?f/*, comme les robes des lévites, sortes de surplis serrés par une ceinture, que les officiants portaient dans leur service. On ignore tout à fait comment s'est produite cette double signification. L'objet idolâtrique désigné anciennement par le nom d'éphod était de métal appliqué surbois^ L'éphod officiel, si Ton peut s'expliquer ainsi, était dans l'arche, toujours à la disposition du lévi ou du cohen; mais on l'en faisait sortir quelquefois. Il ne devait pas être très grand, car on pouvait le porter à la main^ En outre, les particuliers qui étaient assez riches pour cela se faisaient faire de ces éphod chez eux et les exploitaient en vue de leur profit personnel*.
1. Les passages fondamentaux sur Véphod sont : Juges, viii, 27 (fait de Gédéon); xvii, 5; xviii, 14, 17, 18, 20 (fait de Mikah); 1 Sam., X, 22, 23, xiv (consultations de Saûl), 18 (lisez sûrement "IIDN, au lieu de p")N), 20, 36 et suiv. (en suivant la version grecque), 41 (passage décisif, suivre également la version grecque); xxi, 10 (derrière l'éphod); xxiii, 6, 9 ; xxx, 7 (Abiathar). Cf. Osée, m, 4; Isaïe, xxx, 22. Les passages précités du Livre de Samuel parurent choquants, à l'époque du judaïsme orthodoxe. Ils furent atténués dans plusieurs exemplaires; de là notre texte hébreu actuel. Les traducteurs grecs nous ont gardé ici la leçon ancienne dans toute sa naïveté.