‹ Historie du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 224 sur 303 · Juges, III, 31 ; v · texte numérisé non relu

Juges, III, 31 ; v

3. Juges, m, 31. Les mois "ipDH ID^DD î^W mXD ^^ paraissent être le second membre d'un distique, où était hyperboliquement exprimé le triomphe d'un simple agriculteur sur les hommes de guerre philistins.

4. Juges, IV, 2 et suiv. Le passage de Josué, xi, 1 et suiv. est relatif au même fait. Le narrateur jéhoviste a reporté la lutte avec It roi de Hasor au temps de la première conquêle.

5. Le site de Hasor est incertain. Les missionnaires américains (Robinson, lll, p. 363, 364) le placent à Tell Khureibeh, près de Kadès de Nephtali.

OU général en chef, Sisera, paraît avoir été un homme de guerre habile. Il était seigneur d'un puissant fief que les Israélites appelaient Harosethaggdim. Peut-être même devint-il le successeur de labin*.

Or il y avait une prophétesse nommée Débora, qui jugeait Israël en ce temps-là. La condition des femmes, chez les tribus patriarcales, n'était nullement ce qu'elle fut plus tard, quand la vie de harem, à partir de Salomon, eut tout à fait abaissé les mœurs. Une prétendue sœur de Moïse, nommée Miriam, prenait dès lors, dans la légende de la sortie d'Egypte, un rôle dont Tétat actuel des textes ne laisse peut-être pas apercevoir toute la portée ^ Il y avait des femmes maîtresses d'elles-mêmes, disposant de leurs biens, choisissant leur mari, accomplissant tous les actes d'une existence virile, y compris le prophétisme et la poésie. Il en était de même chez les anciens Arabes. Les récits sur la vie des tribus avant l'islam mentionnent plusieurs Débora, cumulant les fonctions du chef et du poète. Les traits relatifs à ces héroïnes formaient une

1. Dans le Cantique de Débora, il n'est pas question de labin. Ce labin, du reste, flottait fort dans la chronologie traditionnelle des Israélites. Voy. ci-dessus, p. 307, note 4.

Page 1