Notez Michée, vi
partie essentielle du cycle épique de la nation*. L'islamisme lui-même eut une auréole pour Hind, fille d'Otbah, qui chantait, à la tête d'un chœur de femmes, à la bataille d'Ohod, et contribua puissamment à la victoire des croyants.
L'inspirée d'Israël siégeait habituellement sous un palmier, qu'on appelait le palmier de Débora, entre Rama et Béthel, en la tribu de Benjamin, et les Israélites montaient vers elle pour qu'elle leur fît connaître le jugement de Dieu. Laprophélesse, comme tous les patriotes, était fanatiquement vouée au culte de lahvé, et traitait, dit-on, de crimes toutes les innovations religieuses, toutes les faiblesses du peuple pour les cultes de Chanaan^. Débora prit en main la délivrance de son peuple. Elle envoya l'ordre, au nom de lahvé, à un certain Baraq, fils d'Abinoam, de Kadès en Nephtali, de réunir les Nephtalites et les Zabulonites à Kadès, puis de se porter vers le Tabor. Elle-même vint, amenant avec elle les hommes d'Éphraïm,
1. Amrah fille d'Amir, Hind fille de Khouss, Khansa, Hind fille d'Otbah, ^Sedjah, la prophétesse de Moseilama [Barbier de Meynard].
2. Cantique^ surtout v, 8. La leçon est fort douteuse. Après tout, une telle pensée ne dépasserait pas de beaucoup celle qui est exprimée par le roi Mésa, dans son inscription, lignes 5-6 :
de Benjamin, et les Manasséites cisjordaniens. Les tribus d'au delà du Jourdain, quoique averties, les tribus maritimes de Dan et d'Aser, ne bougèrent pas. Juda et Siméon étaient peut-être occupés, de leur côté, à lutter contre les Philistins*. A cette époque, ils faisaient, du reste, presque toujours bande à part^
Ce grand rassemblement de forces israélites au pied du Tabor émut les Chananéens du haut Jourdain et de la plaine de Jezraêl. Sisera accourut avec les troupes du royaume de Hasor. Taanak et Megiddo, qui étaient des villes chananéennes^ s'armèrent également contre Israël*. Il est probable que l'armée israélite se porta du Tabor sur ces derniers adversaires. Sisera vint les secourir. La bataille se livra, en effet, vers les sources du Kison, près de Megiddo. Sisera fut entièrement battu. Ilfit,à ce qu'il semble, des pluies très fortes", qui purent contrarier le jeu des chars, et qui, gon-