Cf. Juges, XIII
de Gédéon, qui n'avait rien de choquant. Il éleva un autel à lahvé dans l'acropole d'Ophra, et il y offrit un holocauste avec le bois de l'Aséra qu'il avait renversé. Il paraît que les iVbiezrites suivirent plus ou moins son exemple».
Le culte de lahvé était en quelque sorte synonyme de patriotisme israélite. Converti au culte exclusif de lahvé, Gédéon fut, comme Débora, un champion ardent d'Israël. Plus tard, nous verrons l'unité d'Israël définitivement accomplie par David au nom de lahvé. Toute action centrale se faisait au nom de lahvé, et ce n'est pas sans raison que le livre des victoires d'Israël s'appellera le Livre des Guerres de Jahvé, Une occasion se présenta bientôt au héros abiezrite pour servir son nouveau dieu de la façon qu'il aimait.
Les Madianites, les Amalécites et les Saracènes envahirent la plaine de Jezraël, sous la conduite des deux chefs Zébah et Salmunna^ Ils trouvèrent au Tabor des Israélites de belle race, qu'ils tuèrent et qui étaient, a ce qu'il paraît, parents des Abiezrites. Gédéon rassembla les Abiezrites, envoya des messagers dans tout Manassé, reçut des auxiliaires