Sam., XV, 1 et suiv
certain, cependant, qu'une partie de l'activité de Saiil fut employée à réprimer les bédouins de l'Est, qui pillaient le paisible Israëb.
On comprend moins Tacharnement que Saul montra contre les Ghananéens, surtout contre les Gabaonites, qui avaient obtenu leur charte lors de la première conquête du pays. Il eût été d'une bien meilleure politique de chercher à s'assimiler ces populations, rendues peu dangereuses par leur état de désorganisation. Saiil, au contraire, essaya de les exterminer, et montra dans cette circonstance une cruauté extrême. Il en résulta plus tard pour sa famille des représailles terribles^ .
Une telle royauté, fondée, selon toutes les règles de l'histoire, sur l'héroïsme et sur des services de premier ordre rendus à l'unité nationale, aurait mérité d'être tranquille, prospère et de servir de commencement à une dynastie. Il n'en fut rien cependant. Le règne de Saiil, bien que très fructueux pour Israël, fut pour le fils de Kis et pour sa famille plein de tristesses et de troubles profonds. Homme de grand courage et excellent soldat, Saiil avait évidemment peu de tête. Il abusait de l'éphod, et demandait aux hasards de Vitrim eitummim ce qu'il