‹ Historie du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 30 sur 303 · Esaû. Cf. Gen., xlviïi · texte numérisé non relu

Esaû. Cf. Gen., xlviïi

pable était brûlée ou lapidée^ et son fruit détruit avec elle; s'il venait à vie, il était tué à coups de pierre. D'une autre part, la femme avait en quelque sorte droit à des enfants ^ Son mari mort, elle devait en demander à son beau-frère ou à quelque membre de la famille du défunt. Frauder ce devoir paraissait un crime affreux ^

L'esclavage était et est resté une des nécessités d'une pareille vie. Il se recrutait par les guerres entre les tribus et par l'achat. L'esclave faisait partie de la famille. Le travail matériel étant peu considérable dans un tel genre de vie, sa condition n'avait rien de dur, au moins pour l'homme. L'esclave mâle était un homme de confiance, et partageait tous les sentiments de la tribu. Couvert de la protection de son maître, il était presque aussi respecté que lui. A la femme esclave, au contraire, étaient réservés les travaux les plus durs, surtout celui de la meule et de monter l'eau*.

Bien que n'habitant pas des villes régulièrement bâties, la vie des Sémites nomades n'était pas un

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