‹ Historie du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 62 sur 303 · Exode, m, 14, jéhoviste; Exode, vi, -2-3, élohiste · texte numérisé non relu

Exode, m, 14, jéhoviste; Exode, vi, -2-3, élohiste

aussi fort admissible que lahvé soit le dieu local du Sinaï ou le dieu provincial de la Palestine*. De toutes les questions obscures de ces antiques histoires, celle-ci est assurément la plus désespérée. Ces noms propres de lahvé, de Gamos, que les peuplades syro-arabes donnaient à leur dieu suprême, sont un problème tout à fait insoluble. Notre opinion est que l'élohisme patriarcal doit être conçu comme antérieur et supérieur au iahvéisme, au camosisme, etc. C'était un immense avantage que les dieux n'eussent qu'un nom générique, éloignant toute idée de personnalité. Ce futun progrès, si l'on veut, quand ces élohim, unifiés en un seul Élohim, agirent comme un seul être. Mais ce fut une décadence quand ils eurent un nom propre, Camos, lahvé, Rimmoii, et constituèrent pour chaque peuple un dieu jaloux, égoïste, personnel. Seul, le peuple d'Israël corrigera les défauts de son dieu national, supprimera son nom propre, le ramènera à n'être qu'un synonyme d'Élohim.

Le récit de cette lente transformation, qui était un retour à l'état patriarcal primitif, remplira cette histoire. Pour le moment, qu'il nous suffise de faire remarquer que lahvé n'a de rôle important

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