Hebr., i
2. L'expression mN3!î mn"» est familière aux prophètes du viii* siècle, Amos, Osée, Isaïe, Michée; ailleurs, dans les Prophètes et les Psaumes, elle paraît être par imitation. C'est une expression poétique, que les récits très anciens ne présentent pas. L'expression mN3!{ ^'^b^f mîT' est d'une époque où le vieux sens n'était plus compris, et où, pour la correction grammaticale, on se crut obligé de dire : lahvé [dieu desj Sebaolh.
la limite et la formule du génie de ces peuples ! Les institutions religieuses de Babylone n'étaient guère de nature à être imitées par des nomades. Le sabbat, ou repos du septième jour, était peutêtre l'institution chaldéenne qui produisait sur les Sémites le plus d'étonnement. Pour le bédouin, qui n'a pas l'habitude du travail régulier, la vie est un sabbat perpétuel. En un pays où les travaux publics, exécutés par la main servile, avaient pris les plus grands développements, un temps d'arrêt parut nécessaire, dans l'intérêt du maître et de l'esclave. Le nombre sept jouait un grand rôle dans les idées babyloniennes, et la période de sept jours, revenant quatre fois dans un mois lunaire, donnait des coupures parfaitement en proportion avec les forces de l'homme. Ajoutons que le nombre six était la base de la numération babylonienne, en sorte que 6+i représentait à peu près ce qu'est chez nous 12+^ . Le^sep tième était quelque chose de surérogaloire et de non classé, comme est dans nos usages, le treizième. Le sabbat est ainsi une institution de civilisation très avancée, non un usage patriarcal. Il fit sans doute partie du premier bagage apporté de Chaldée par les patriarches. Les nomades ne l'adoptèrent d'abord que dans la mesure de leurs convenances. C'est plus
tard, et dans un état social tout autre, qu'ils raffinèrent sur ce point.
Un fait bien caractéristique, c'est que les nomades, qui adoptèrent tant d'institutions chaldéennes, ne prirent pas la division du jour en vingt-quatre heures. Jusqu'à l'époque gréco-romaine, les juifs ne divisèrent le jour que comme les Arabes, c'est-à-dire en moments caractéristiques*. Le moi saa, « heure )>, n'existe pas dans l'ancien hébreu. Quant aux mesures de poids, de longueur, de capacité, les Sémites nomades, comme tout le monde antique, n'en eurent jamais d'autres que celles que Babylone avait fixées ^