RELIGION DES BENI-ISRAEL
Une religion sans dogme, sans livre et sans prêtre, est forcément très ouverte aux influences du dehors. Aussi les anciens Hébreux admettaient-ils, avec une facilité que les hommes graves blâmaient énergiquement, les rites des peuples voisins. L'usage d'envoyer des baisers d'adoration au soleil et à la lune les frappait d'étonnement; ils étaient tentés de l'imiter \ Les lieux saints des Chananéens surtout leur inspiraient un respect mêlé de crainte. La ville chananéenne de Luz avait un endroit que la croyance populaire entourait de terreurs et de visions. On le considérait comme la porte du ciel, comme le pied d'un vaste escalier ou