‹ Historie du peuple d'Israël (volume 2)Chapitre 93 sur 303 · C'est le sens de h^^ = 3yà · texte numérisé non relu

C'est le sens de h^^ = 3yà

3. V. ci-dessus, p. 20, 40 et suiv.; Réville, Relig. des peuples non-civilisés f 1. 1", p. 67 et suiv.; t. II, p. 89 et suiv., 203 et suiv.

terre, et, là, dans des espèces de salles sombres, menait une vie triste et morne^ Ce sont les Mânes des Latins, les Necyes des Grecs. Les Hébreux les appelaient Refdim, mot qui paraît avoir le sens de fantômes, et se rapproche de l'emploi de heroes^, signifiant à la fois les héros et les morts. Le séjour de ces pauvres épuisés s'appelait le scheoL On le concevait sur l'analogie des tombeaux de famille, où les cadavres reposaient côte à côte, si bien que descendre au scheol était synonyme d'aller rejoindre ses pères^ Les morts vivaient là sans conscience, sans connaissance, sans mémoire, dans un monde sans lumière, abandonnés de Dieu\ Nulle récompense, nul châtiment. « Dieu ne se souvient pas d'eux. » Les gens un peu éclairés voyaient bien qu'une telle existence ressemblait beaucoup au néant. La plupart, cependant, songeaient à se procurer un bon gîte, un lit commode pour le temps où ils seraient chez les Refdim. On aimait surtout à se figurer qu'on y serait avec ses ancêtres, causant

1. Inscription d'Esmunazar, Corpusinscr. semii.,l''®partie,n°3; inscr. deTabnitli,Aca(/. des Inscî\ et Belles-Lettres, '^iinmiSSl.

2. Ileroopolis = pD2J"bi73, fables typlioniennes; Vallée des Refaim ou des Héros = fables de la mer Morte.

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