Ch. viii, I et suiv
2. Ch. IX, li et suiv. Les allusions précises que M. Ilitzig et M. Grœlz trouvent dans ces passages résultent de combinaisons arbitraires ou hasardées.
:{. L(î mot mediud pour désigner une province (v, 7) et le fait d'esclaves gouverneurs et hauts fonctionnaires (x, 7, i6) seraient plutôt caractéristiques de répo(|uc perse; mais l'état administratif de l'Orient n'a jamais beaucoup varié.
méchants, au fond très peu dévots. C'est le temps des hasldim et le commencement des sectes comme les esséniens, qui, justement par réaction contre la perversion du monde, introduisent dans l'israélitisme un esprit de mysticité inconnu jusque-là. Ces gens qualifiés de « sots » *, qui se livraient aux pratiques d'un ascétisme exalté, à des abstinences inutiles, qui se préoccupaient vainement de l'avenir et de ce qui arrive après la mort, qui trouvaient mauvais que l'homme jouit tranquillement de l'aisance qu'il avait acquise par un travail honnête, étaient probablement les premiers en date de ces fous du royaume de Dieu dont la folie allait gagner le monde et que notre auteur ou ses pareils devaient accueillir de tous leurs dédains. L'auteur de CVicYt'^futpeut-être quelque grand-père d'Anne ou de Caïphe, de ces prêtres aristocrates qui condamnèrent Jésus d'un cœur si léger. Il fut l'idéal de ce qu'on appelait un sadducéen, je veux dire de ces gens riches, sans fanatisme, sans croyance d'aucune sorte en l'avenir, attachés au culte du temple qui faisait leur fortune, furieux contre les fanatiques et toujours enchantés quand on les mettait à mort.