‹ Historie du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 100 sur 243 · Ch. V · texte numérisé non relu

Ch. V

un zèle et une austérité outrés. Jérusalem était le siège d'une royauté et d'une cour* où les gens un peu notables de la ville aspiraient à briller. Les dynasties et les villes indépendantes pullulaient en Syrie- ; elles se faisaient des guerres sans fin. Une petite ville pouvait avoir un siège à soutenir. Il semble qu'aucun grand pouvoir comme celui des Achéménides, ou d'Alexandre, ou des Ptolémées, ou des Séleucides, ou des Romains ne se faisait sentira Le moment où un pareil état social de la Judée etdel'Orientnousreporte est l'époqueasmonéenne. Le pouvoir des Séleucides s'était effondré et avait laissé la place à des petites dynasties locales, à des villes autonomes. Bien que sortie d'un fanatisme brûlant, la dynastie asmonéenne, surtout après sa rupture avec les pharisiens sous Jean Hyrcan, devint bientôt assez profane. Alexandre Jannée et Jean Hyrcan sont des rois comme d'autres, religieux par habitude et par politique, cruels, avides.

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