‹ Historie du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 114 sur 243 · Saulcy, p. 384; Madden, p. 99-lOiJ · texte numérisé non relu

Saulcy, p. 384; Madden, p. 99-lOiJ

Le parti juif s'attacha évidemment à lui*. Le temple mettait à sa disposition des revenus considérables. Ainsi, après vingt-trois ans, un rejeton des Asmonéens, conservé en vie par la vénalité des Romains, ressuscita pour trois ans une dynastie qu'on avait pu croire éteinte pour toujours.

Le défaut radical du plan d'Antigone était de ne pas tenir compte de la différence profonde de Rome et des Parthes. La politique parthe fut toujours singulièrement décousue. Les Parthes n'avaient pas de sénat, maintenant l'identité personnelle de l'empire, faisant de l'État un homme qui ne meurt jamais. De courtes invasions, quelque meurtrières qu'elles fussent, ne pouvaient servir de base à une politique suivie. Les invasions parthes qui eurent lieu après celle de 4i-40 furent beaucoup plus faibles, et laissèrent k plat le malheureux Antigone. Rome, pendant ce temps, durait et perdait ses ennemis en durant.

A peine arrivé à Rome, Ilérode alla raconter à Antoine ses malheurs et ceux de la Judée. Le sénat fut convoqué ; le prince iduméen lui fut présenté. On rappela ses services, ceux de son père. Antigone, coupable d'avoir reçu des Parthes

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