‹ Historie du peuple d'Israël (volume 3)Chapitre 127 sur 243 · Orig. du christ., III, 113-114; IV · texte numérisé non relu

Orig. du christ., III, 113-114; IV

6. Sur les éranes grecs et les coUegia romains, voir Orig. du christ., t. II, p. 346 et suiv.

d'une activité dont on ne peut guère prendre une idée de nos jours que par les églises des Grecs de Turquie, à Smyrne par exemple. L'organisation intérieure était à la fois républicaine et gérontocratique. Chaque synagogue avait un chef, sans doute élu*, entouré de respect, père de tous. La vie de la cité antique étant très exclusive et impliquant la révérence des dieux locaux, l'étranger n'y était admis que comme membre d'un collège toléré, en certains quartiers distincts. A part leur exclusion de la cité, ces collèges jouissaient de grandes libertés intérieures; c'étaient des petites républiques dans des républiques plus étendues. Ainsi lesP^gyptiens^, les Phéniciens, les Tyriens surtout^ avaient k Athènes des quartiers à part et y formaient des communautés très analogues aux alberghi et aux juridictions féodales du moyen âge, aux communautés de raïas en Turquie. Le centre de ces groupements était toujours le culte d'un dieu national qu'on essayait de présenter aux gens du pays sous son aspect le plus favora-

1. Àp7,i(iuvâ'jw')f6«, •yip&odiàpx.r,;. Les titres de patcr et mater si/nayof/ip ne se trouveni que dans diîs inscriptions non datées. Voir Codex IheodosiitnKs (édit. Hiimel), XVi, viii, l.

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